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    January 10

    La légende de Malobiannah

     

     

    Les Malécites, également appelés Étchemins, sont une tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Elle se nommait elle-même Wulust'agooga'wiks, ce qui signifie « le peuple de la Belle Rivière » (la rivière Saint-Jean).

    Ils habitent les vallées de la rivière Saint-Jean et de ses affluents, à cheval sur la frontière séparant le Nouveau-Brunswick et le Québec au Canada, et le Maine aux États-Unis. Leurs coutumes et leur langue appartenant à la famille algonquienne sont proches de celles de leurs voisins Micmacs, Passamaquoddy et Penobscot.

     

    On vous racontera  la légende d'une jeune autochtone rusée qui a sauvé son village en attirant une tribu Mohawk dans les grandes chutes de la gorge, hautes de 23 mètres!

     

     

     

     

     

    La légende raconte que c'est dans cette région qu'habite la jeune malécite Malobiannah, qui est fiancée au fils du chef de son village, Pemmyhaouet.

    Les habitants du village de Malobiannah sont souvent victimes des attaques surprises de leurs ennemis Iroquois, qui habitent plus à l'ouest. Un jour, plus de deux cents guerriers Mohawks, de la famille des Iroquois, lancent une attaque contre le village. Les combats durent plusieurs jours. Pemmyhaouet et son fils meurent en combattant, ainsi que tous les habitants du village, sauf Malobiannah et sa mère, que les Mohawks trouvent cachées dans un coin et prennent en otages.

    Les Mohawks emmènent Malobiannah vers la rivière, où les attendent leurs canots. Cette rivière, c'est la Saint-Jean, que les Wolastoqiyiks appellent « la belle rivière ». Les guerriers demandent à Malobiannah de les guider vers les villages d'Escoupag et de Médoctec, qui sont plus bas sur la rivière. Malobiannah, voulant venger les habitants de son village et sauver ceux des villages que se préparent à attaquer les Mohawks, les guide vers les chutes de la gorge de Grand-Sault. Arrivés non loin de ces chutes, qui s'élèvent à près de 25 mètres, les Mohawks, qui somnolaient, sont alertés par le bruit. Malobiannah les rassure en leur disant qu'ils naviguent sur un nouvel affluent du fleuve, le Walloostook. Quand les Mohawks s'aperçoivent qu'ils ont été bernés, il est déjà trop tard, et leurs canots se fracassent sur les rochers.

    Malobiannah aura accepté de se sacrifier afin de venger son peuple et sauver les villages menacés par leurs ennemis. La légende raconte qu'en sombrant dans les chutes de la gorge de Grand-Sault, Malobiannah poussa un grand cri de victoire.

     

     

     

     

     

    January 03

    Les pow-wows

     

     

    Le mot pow-wow désigne historiquement tout rassemblement d'Indiens d'Amérique. Il s'agissait traditionnellement d'un événement religieux (chamanisme) ou de la célébration d'exploits guerriers. Aujourd'hui, il existe un véritable « circuit » des pow-wows  qui sont devenus des manifestations festives et une occasion pour les Amérindiens de faire vivre leur héritage culturel. Le pow wow représente une fête de la rencontre et est vu par les Amérindiens comme un moment privilégie pour chacun de se rapprocher du noyau et d’échanger en famille.

    Étymologie

    L'étymologie du mot pow-wow n'est pas claire mais il s'agit très certainement d'un emprunt à une langue amérindienne, probablement une langue algonquienne. Les Européens auraient déformé ce mot en l'utilisant pour désigner tout rassemblement amérindien.

    Histoire des pow-wows

    Les pow-wows seraient issu de rassemblements tenus par la tribu des Omaha depuis plusieurs siècles. Les guerriers se réunissaient pour danser et célébrer leurs exploits et leur bonne fortune. À partir des tribus des grandes plaines, ces manifestations se seraient répandues aux autres groupes d'Amérindiens. Les premiers pow-wows modernes sont apparus il y a environ un siècle dans les réserves amérindiennes du Nord-Ouest des États-Unis. À l'époque, la danse était l'une des seules coutumes amérindiennes qui n'était pas strictement interdite.

    Festivals culturels

    Alors qu'il s'agissait à l'origine d'une manifestation guerrière ou spirituelle, les pow-wows ont pris une tournure festive et culturelle. Les pow-wows modernes sont généralement intertribaux, c'est-à-dire que tout le monde peut participer. Ils sont aussi l'occasion d'organiser des concours de danse ou des foires pour l'artisanat traditionnel. Il semblerait que les pow-wows soient devenus l'un des principaux moyens de l'expression de l'identité amérindienne et de la sauvegarde de leurs cultures. Organisés tout d'abord dans les réserves, les pow-wows se sont multipliés et on en trouve par exemple dans les universités.

    A Window Rock (Arizona), le pow wow de la fête de la nation navajo réunit chaque année des Indiens venus de tout le pays. Un jeune Cree, en costume traditionnel de parade, tient le drapeau des Etats-Unis comme pour revendiquer également son appartenance à l'Union.

    Déroulement d'un pow-wow

    L'organisation et le déroulement d'un pow-wow obéissent à des règles strictes. Il est préparé par un comité, auquel un espace particulier est réservé le jour de la fête. Le pow-wow commence par une procession emmenée par des vétérans, portant des drapeaux. Un maître de cérémonie donne le signal du départ aux différents groupes de percussions qui participent au pow-wow. Plusieurs styles de danses se succèdent, les invités étant invités à participer à l'occasion de danses spécifiques, dites intertribales. L'aire de danse et les costumes (Regalia) portées par les danseurs ont une importance particulière et il faut se garder de les toucher sans la permission des participants.