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November 30
D'après une légende qui fut racontée par Lame Deer,
une grand-mère Santee (Winner, Dakota du Sud)
   
C'était dans le temps d'avant. Unktehi, le monstre qui vit dans l'eau, provoqua une gigantesque inondation en se battant contre les hommes. Wanka Tanka, le Grand Esprit, laissa faire. On ne sait pourquoi.
Tout fut submergé excepté une colline (celle qui se trouve près du la carrière où la communauté de la grand-mère indienne qui raconta cette histoire, fabrique les pipes sacrées). Les hommes s'y réfugièrent donc. Mais ça ne dura pas, les eaux montèrent encore jusqu'à recouvrir la colline. Les rochers et les pics se renversèrent sur les hommes. Tous périrent et leur sang se coagula en une grande mare. C'est pourquoi ces lieux sont le tombeau des ancêtres de cette communauté.
Au cours de la catastrophe, Unktehi fut changé en pierre. C'est peut-être la punition du Grand-Père Esprit pour avoir provoqué cette catastrophe. Les os d'Unktehi sont dans les Badlands. Son dos forme une longue crête et on peut voir ses vertèbres sur un rang de rochers rouges et jaunes.
Donc, tous périrent sauf une jeune fille qui était très belle. Elle fut sauvée par le grand aigle Wanblee Galeshka. Juste au moment où les eaux allaient la recouvrir, il avait volé vers elle pour qu'elle s'accroche à ses pattes. Il la déposa à son repaire, sur la cime d'un grand arbre qui se trouvait sur le plus haut sommet des Black Hills. C'était le seul endroit épargné par l'inondation. Aujourd'hui ce lieu est sacré.
La jeune fille resta ave l'aigle Wanblee qui en fit sa femme. Il faut dire qu'à cette époque, ces choses-là étaient possible parce que les hommes et les animaux étaient bien plus proches qu'ils ne le sont aujourd'hui. La jeune fille donna à son époux aigle deux jumeaux, un garçon et une fille, qui naquirent au sommet de cette montagne. De nouveau il y avait des hommes sur terre.
Quand les eaux se retirèrent, Wanblee descendit sa petite famille sur la terre en leur demandant de former une nation puissante, la Oyate Lakota.
Les enfants grandirent, qui firent à leur tour des enfants ainsi de suite. Une nation était née, descendant de l'aigle. Voilà pourquoi les Sioux portent une plume d'aigle.
November 25
L’Indienne que je suis aime la liberté,
Que ce soit l’hiver, ou bien l’été;
Fille de la Terre et du Ciel,
Aimant le pur, le naturel,
Fuyant l’artificiel.
J’aime mon lit qui est ma terre,
Je remercie les sources qui me désaltèrent
Aimant le ciel, ma très belle couverture
Qui distribue pluie, soleil à toutes les créatures.
Je vais chantant à la nuit brune,
La beauté du soleil, de la lune;
J’admire la fragile et fine beauté des fleurs,
Qu’en une délicate voltige, mes doigts effleurent.
Je connais le langage mystérieux des plantes,
Certaines soignent, guérissent, mais attention aux méchantes
Canyons, Vallées, et les grandes forêts profondes,
Voilà, mon beau, simple et naturel monde.
Là où le Peuple animal vit heureux,
A mon approche, il n’est jamais peureux;
Oui, je retourne parmi le peuple Indien !
Le peuple Sioux, qui est le mien !
Les grands canyons se dressaient toujours fièrement,
Vers, Tunhassila, le firmament
Un vent léger jouait avec mes franges,
Mes longs cheveux, avec elles faisaient des mélanges
J’étais arrivée sur un haut plateau
C’était un bel après-midi assez tôt
De là j’aperçus la fumée des Tipis
De cette hauteur ils semblaient si petits,
J’entendais à peine, le rythme des tambours,
La cadence joyeuse, de leurs bruits sourds.
Je buvais de nouveau l’eau vive et pure,
Qui serpentait et chantait en pleine nature.
Mes légers mocassins, souplement foulaient le sol,
Fièrement, mon ami l’aigle prenait son envol !
Je humais toutes ses odeurs fines de fleurs,
Mon cœur joyeux battait fortement de bonheur.
J’avais retrouvé la ais de mes ancêtres,
Dans cette vallée qui m’a vu naître

November 23
J’ai connu autrefois un monde merveilleux… La nature indomptable, que l’on refusait de dompter Les nuages enchanteurs, que l’on voyait défiler aux cieux Et le temps incertain, que l’on acceptait sans maugréer J’ai connu autrefois un lieu merveilleux Où l’harmonie régnait dans un désordre orchestré par les Dieux, Des Dieux de toutes sortes que l’on savait loyaux Et qui ne nous asservissaient pas d’impossibles idéaux
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux… Les montagnes étaient hautes, si hautes… mais jamais infranchissables Les rivières charriaient dans leur lit notre réserve d’eau potable Et soulageaient nos pieds fatigués sur les sentiers rocailleux Elles étaient parfois profondes ces rivières qui jaillissaient En torrents sauvages et limpides, dans lesquels on se désaltérait Elles étaient profondes, si profondes… mais jamais on ne s’y noyait Elles exprimaient leurs murmures fougueux, à nos oreilles qui les écoutaient
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux Les oiseaux gazouillaient fièrement parmi les feuilles qui bruissaient Agitées par mille vents célestes qui nous rafraîchissaient Comme autant de soupirs divins qui nous rendaient heureux
J’ai connu autrefois un lieu merveilleux Où le soleil réchauffait nos esprits et nos cœurs Nous rendant le sens de l’immensité de la richesse intérieure Nous éclairant sur les chemins parfois longs de nos jours heureux
J’ai connu autrefois un monde merveilleux Qui ne demandait rien, sauf notre respect, pour éviter son courroux, Qui ne demandait rien, à nous, qui donnions tout J’ai connu, autrefois… un monde… merveilleux… Un monde que vous n’avez pas compris… Un monde à jamais anéanti, détruit… Insensibles aux cris de douleur qui montaient de votre mère la Terre Quand, sans regret, elle fut massacrée, toute entière…
Et nous avec, et nous aussi… et moi aussi… Un homme, c’est si petit…
Kwenda kwaswa

Pour les Amérindiens, les plumes d'oiseau représentent
Un cadeau provenant du Grand Esprit,
Ainsi que de l'oiseau lui-même qui,
Ce faisant, avec le don d'une plume,
Nous offre une partie de son essence.
Le peuple Amérindien ainsi que d'autre peuples,
Connaissent depuis longtemps,
La propriété médicinale et curative des plumes d'oiseau.
Ils les utilisent entre autre
Comme outils servant à diriger et faire pénétrer,
Dans une personne blessée ou malade,
L’Énergie de guérison car elles sont reconnues
Pour capter et redistribuer les énergies bénéfiques.
Certains ont également des valeurs de protection.
Il suffit donc de porter ces plumes sur soi,
Afin d'attirer cette énergie vers nous.
Voici donc ici quelques propriétés se rapportant aux oiseaux.
Les plumes du geai bleu.
Elles apportent de la clarté dans des situations sombres ou troubles, elles amènent aussi la lumière qui disperse les nuages de la dépression et de la tristesse.

Les plumes de la corneille.
Elles sont le symbole du deuil et on les utilise lors des cérémonies funéraires. Les Lokota Sioux, par exemple, prient avec des plumes de corneille pendant les quatre jours qui suivent le décès. Notez d'ailleurs que ces plumes ne sont que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré.

Les plumes d'aigle.
Elles jouissent d'un statut particulier dans les pratiques magiques et spirituelles amérindiennes, car elles ont une signification sacrée très particulière, représentant l'essence sacrée des oiseaux. Elles sont un symbole de paix, mais elles servent aussi lors des rituels de guérison, particulièrement pour disperser les énergies néfastes et attirer l'énergie bénéfique dans le corps de la personne malade. De plus, les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit.
Les plumes d'oiseau-mouche.
Elles sont réputées pour apporter la beauté et la joie, elles symbolisent la rapidité d'action et la grâce des mouvements. Elles sont particulièrement populaires auprès des tribus de Sud-ouest américain.
Les plumes de Faucon.
Elles servent à préciser les diagnostics des maladies du corps, elles sont réputées, chez les chamans, pour accroître les connaissances des médecins
Les plumes de perroquet.
Elles sont plutôt rares et particulièrement convoitées pour orner les costumes lors des danses et des cérémonies rituelles. Parce que cet oiseau peut apprendre n'importe quel langage, ses plumes sont un symbole de communication et réputées pour faciliter la traduction et la communication entre les différentes tribus. Ses couleurs vives, rouge, vert, bleu et jaune servent à recréer l'arc-en-ciel, symbole de paix et de prospérité chez les Lakota Sioux.
Les plumes de la Pie.
Elles sont utilisées dans les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l'environnement et, par le fait même, ses plumes sont reconnues pour servir à nettoyer et à purifier les malades. Dans la culture Lokota, les plumes noire et blanches, du bout des ailes de la Pie, représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtue d'une tunique blanche.
Les plumes du Rouge-gorge.
Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps, les plumes du Rouge-gorge sont reconnues pour apporter le renouveau. Elles sont particulièrement importantes lors de rituel de fertilité. Trouver une plume de Rouge-gorge par terre est signe d'une nouvelle.
Les plumes du Rossignol.
Elles possèdent une signification mystique très importante, en ce sens qu'elles aident à comprendre la complexité des rituels et à assimiler les connaissances des choses sacrées.
Les plumes du Road-runner.
Elles symbolisent l'énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Ces plumes servent aussi pour accroître les habilités naturelles de magie du praticien ou du chaman, ainsi que son intuition.
Les plumes du Scissortail.
(Oiseau mouche du Sud des États-Unis et de l'Amérique centrale) Elles sont utilisées pour honorer les mères nourricières de toutes les nations amérindiennes. On se sert également des plumes de cet oiseau pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies.
Les plumes du Cygne.
Elles symbolisent la grâce, la beauté et la bonté. Pour les Creek, elles sont le symbole d'union et de mariage et sont prisées lors des cérémonies de mariage ainsi que des rites de fertilité.
Les plumes du Pic-bois.
Elles sont réputées et uniquement utiliser afin de prévenir ou encore de guérir les pierres au foie.
Les plumes de Fauvette.
Elles protègent la famille et la maison, car ces oiseaux construisent de très beaux nids qu'ils protègent avec férocité.
Les plumes de la poule et du coq.
Poule : Elles sont garantes d'un foyer harmonieux et confortable. Coq : Elles sont un symbole de courage et de victoire du jour sur la nuit.
Les plumes de la Colombe.
Elles sont utilisées pour des rituels de paix et aussi pour des déclarations d'amour.
Les plumes de Canard.
Elles sont un symbole du passage à l'âge adulte, lorsque l'on devient sa propre personne capable de trouver sa voie.
Les plumes de hibou.
Elles sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes.
Les plumes de moineau.
Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d'amulettes de chance.
Les plumes d'oiseau aquatiques.
Elles sont de puissants outils de rituel. À la façon des plumes de l'aigle, les plumes de ces oiseaux entraînent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit, et ce, par les cours d'eau.

November 18
Six garçons qui se sentaient abandonnés.
Un beau printemps, quelques-uns de notre tribu ont dressé un campement dans la prairie pour chasser le bison. Alors que les hommes s'apprêtent à quitter le campement, leurs fils leur demandent de leur rapporter la peau rouge de veaux pas encore nés. Tous les hommes leur promettent de le faire.
Plus tard au cours de la journée, quand les chasseurs reviennent, plusieurs des garçons se rendent compte que leurs pères ont oublié de rapporter les peaux au campement. Ils sont très déçus et décident de quitter le campement. Tandis qu'ils errent dans la prairie, ils discutent de l'endroit où ils devraient aller. Finalement, ils décident de monter au ciel, où rien de mauvais ne pourra leur arriver.
Nous pouvons toujours voir ces garçons qui sont devenus les Pléiades. Cette constellation disparaît au printemps, lorsque les veaux des bisons naissent avec leur peau rouge, mais elle revient à l'automne quand leurs peaux sont devenues brun foncé.
Nous peignons également ces étoiles sur les oreillettes de nos tipis pour nous rappeler de ne jamais négliger nos enfants.
Iniskim (les pierres à bisons)
Bien que nos gens aient commencé à vivre comme les makoyi (loups) leur ont montré, la vie est encore très difficile et ils souffrent souvent de faim. Un jour, un iinni (bison) a pitié d'eux.
Une dame nommée Weasel Woman est en train de puiser de l'eau à la rivière près de son campement lorsqu'elle entend quelque chose l'appeler depuis les buissons. En regardant de plus près, elle se rend compte que c'est une pierre qui lui parle. La pierre lui explique comment elle pourrait être utilisée au cours d'une cérémonie qui permettrait d'attirer les bisons vers un pisskan (précipice à bisons).
Weasel Woman rapporte l' iniskim (pierre à bisons) au campement. Elle parle aux chefs spirituels de la cérémonie permettant d'attirer les bisons. Les gens suivent ses instructions et, bientôt, ils ont de la viande à profusion et de nombreuses peaux pour recouvrir leurs huttes à neuf.
Il y a un grand nombre d' iniskims dans les Prairies. Beaucoup de nos gens les conservent comme ballots sacrés. Nous invoquons les iniskims pour qu'elles nous aident à réussir notre vie.

November 10
Naissance de la ligue des Iroquois
Autour de 1570, un dénommé Deganawidah forme une confédération de cinq nations indiennes, en Amérique du Nord. Cette "Ligue des cinq nations" rassemble les Mohawks, les Onondagas, les Oneidas, les Senecas et les Cayugas. Particulièrement puissants, les Iroquois mèneront plusieurs guerres contre d’autres peuples et se feront les ennemis des Français, lorsque ceux-ci débarqueront sur le territoire canadien, au début des années 1600. Aux alentours des années 1720, la confédération comptera un nouveau membre, le peuple des Tuscaros, provenant de la future Caroline du Nord. Au cours du XVIIIe siècle, les Iroquois soutiendront les Anglais contre les Français et feront de même lors de la guerre d’Indépendance.

05 avril 1614
Le mariage de Pocahontas
Pocahontas, fille du chef indien Powhatan, se marie avec John Rolfe, fils d'un colon anglais planteur de tabac. Cette union assurera plusieurs années de paix entre la colonie de Jamestown (Virginie) et les Amérindiens.
22 mars 1622
Soulèvement indien en virginie
Emmenés par le chef Opechancanough, oncle de Pocahontas, les Indiens de Virginie massacre 347 colons européens établit à Jamestown. Après quelques années de trêve Opechancanough sera fait prisonnier et exécuté en 1644
13 juillet 1787
Le territoire indien protégé
Après que les 13 colonies des Etats-Unis déclarent leur indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne, une ordonnance est adoptée afin de sauvegarder les territoires indiens du Nord-Ouest, dans la région des Appalaches. Il est alors impossible de s’emparer d’une terre appartenant aux Indiens sans obtenir leur accord. De même, l’ordonnance mentionne que leur liberté ne peut être bafouée. Toutefois, ces termes ne sont plus valables si le congrès déclare ou autorise une guerre. Quoiqu’il en soit, même si aucun conflit ne sera cautionné par le congrès, l’ordonnance ne sera pas longtemps respectée.

18 septembre 1862
Les Sioux déposent les armes
Les Sioux Santees sont défaits à Wood Lake par le général Sibley. Depuis l’été, les Sioux Santees du Minnesota se sont lancés dans une guerre sans merci contre les Américains. Sous le commandement du chef Little Crow, ils ont perpétré de nombreux massacres de soldats mais aussi de civils. Au total, plusieurs centaines d’entre eux, femmes et enfants compris, ont péri sous les armes sioux.

29 novembre 1864
Massacre de Sand Creek
Un régiment du Colorado de 700 hommes attaque par surprise le campement Cheyenne dirigé par Black Kettle. Sous le commandement du colonel Chivington, partisan de l’extermination des indiens, 500 hommes, femmes et enfants sont massacrés en deux jours et d’autres mutilés. En fait, des troubles mineurs avaient opposés indiens et colons lors de l’arrivée massive de ces derniers dans le secteur. Toutefois un accord de guerre avait été rapidement établi entre Black Kettle et Wyncoop. L’attribution du territoire de Sand Creek était le fruit de cet accord. Cet événement aura de lourdes répercussions sur les rapports entre blancs et Indiens.

15 juin 1877
Les Nez-Percés s’enfuient au Canada
Malgré les pressions incessantes de l’armée américaine, un groupe indien de Nez-Percés refuse d’être conduit de force dans une réserve d’Idaho. Ne pouvant plus rester sur leur territoire de Wallowa, dans l’Oregon, ceux-ci décident de fuir vers le Canada, où ils seront en sécurité. Sous la conduite du chef Joseph, ils entament une longue marche de plus de 1500 km. Mais l’armée ne l’entend pas ainsi et se lance aussitôt à leur poursuite. Les Nez-Percés seront contraints de se livrer à plusieurs batailles, dont ils sortiront souvent vainqueurs. A quelques dizaines de kilomètres de la frontière, en octobre, le chef Joseph sera finalement contraint d’abandonner les armes et envoyé, avec sa tribus, dans une réserve peu accueillante où beaucoup d’entre eux périront.
04 septembre 1886
Reddition du chef apache Geronimo
Poursuivi par plus de 5 000 hommes, Geronimo, chef de la tribu apache des Chiricahuas, dépose les armes pour la dernière fois. L'ensemble de la tribu est déporté vers la Floride. Geronimo fut l'un des symboles les plus forts de la résistance aux pionniers américains. En 1858, les Mexicains avaient attaqué le camp de Geronimo et massacré femmes et enfants. Pour venger l'assassinat des siens, le chef indien avait organisé pendant de longues années de multiples raids côté mexicain comme américain. Déporté dans une réserve une première fois, il avait repris ses attaques en 1885. Geronimo est mort le 17 février 1909, à l'âge de 80 ans.
22 avril 1889
Près de 50 000 personnes investissent l’Oklahoma
Après des négociations avec les Creeks et les Séminoles, un accord est établi sur la possibilité de s’installer dans l’Oklahoma, terre indienne. Près de 50 000 colons affluent dès le premier jour dans ce territoire que le gouvernement ouvrira progressivement et qu’il nommera l’Oklahoma en 1890.

15 décembre 1890
La mort de Sitting Bull
Au cours de son arrestation par les autorités américaines et de la rixe qui s'ensuit, Sitting Bull et son fils Crow Foot sont abattus. Le chef des Sioux, surnommé "Taureau assis", est le symbole de la résistance aux Blancs qui convoitaient l'or de leurs terres. Il mena notamment la bataille de Little Bighorn (25 juin 1876), où le général Custer et le 7ème régiment de cavalerie furent massacrés.
29 décembre 1890
Massacre de Wounded Knee
Dans le Dakota du Sud, près de 400 indiens sioux, principalement des femmes et des enfants, sont exterminés par les troupes nord-américaines. Le massacre de Wounded Knee met un terme aux guerres indiennes qui sévissent en Amérique du Nord depuis le début de la colonisation blanche au XVIIème siècle. Les Blancs déclarent dès lors la conquête des territoires de l'Ouest terminée.

17 février 1909
Mort du chef Geronimo
Le chef indien de la tribu apache Chiricahuas s'éteint à Fort Sill en Oklahoma à l'âge de 80 ans. Victime d'une pneumonie, il meurt dans la réserve où les Chiricahuas ont été installés par les Américains. Symbole de la résistance à l'occupation des hommes blancs sur les terres ancestrales des Indiens, Geronimo avait dicté ses mémoires au journaliste S.M. Barrett en 1905, dans "Géronimo, sa propre histoire".
15 juin 1924
Les Indiens obtiennent la citoyenneté américaine
La totalité des Indiens d’Amérique, qui ne sont plus que 250 000 au début du siècle, obtient la citoyenneté américaine, à condition que ceux-ci soient nés sur le territoire. C’est le début d’une certaine reconnaissance.
1968
Fondation du mouvement des Indiens d’Amérique
Né d’une prise de conscience identitaire de plus en plus précise, l’American Indian Movement (AIM) est créé à Minneapolis par Dennis Banks notamment. Il a pour vocation de protéger le droit des Indiens d’Amérique et d’améliorer leur situation. Il se fait surtout connaître lorsque ses initiateurs décident d’occuper l’île d’Alcatraz. À la veille de 1974, les membres du mouvement occuperont également Wounded knee, dans le Dakota du Sud. Cette action est lourde de symbole étant donné que la dernière bataille des Indiens contre les colons américains se déroula à Wounded knee, en 1890.

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