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    December 28

    O' welei

     

    December 26

    L'habitat:

    L'habitat: tipi, hogan, wigwam, wickiup

     

    L'habitation des Indiens porte un nom différent selon la tribu qui la construit.

    Ainsi, chez les Indiens des plaines, essentiellement nomades, elle se nomme tipi ou tepee, ce qui veut dire « la place ou l'on habite ».  C'est une tente  facilement démontable et ­transportable. Celle des Navajos de l’Arizona et du Nouveau-Mexique est le hogan, tandis que les tribus algonquines  vivaient dans des wigwams et que les Indiens Apaches de  l'Arizona et du Nevada demeuraient dans des wickiups.

     

     Comment on monte un tipi

     

    Le tipi était toujours mis en place et démonté par les femmes.

    Pour le dresser elles commençaient par trois perches en  bois de sapin d’au  moins huit mètres de long qu'elles atta­chaient à leur plus frêle extrémité. Après quoi, elles les dressaient comme  un trépied, une perche à l'Est, une autre au nord et la dernière au Sud, la première se trouvant toujours à gauche de l'entrée qui faisait toujours face au levant.  D’autres perches, environ une quinzaine, était rajoutées de manière à former à la base un cercle de cinq mètres de­ diamètre.

     

    On recouvrait  la carcasse ainsi établie d'un ensemble de quinze à dix huit  peaux de bison coupées et cousues de façon à faire, 1orsqn'elles étaient étendues sur le sol, un large morceau couvrant un demi-cercle.

     

    L’entrée du tipi était fermée par une peau généralement décorée. Au sommet,  se trouvait une ouverture pour laisser échapper la fumée, que l'on pouvait régler suivant le vent grâce à deux  perches latérales.

     Le feu brûlait au centre du tipi. Les lits et couvertures, des fourrures généralement, étaient étendus sur le sol tout autour, de chaque côté de la porte, et dans le fond de la tente.

     

    La peau recouvrant le tipi était décorée avec les symboles de celui  qui l'habitait. Quand un guerrier avait abattu un certain nombre d'ennemis, il pouvait le faire savoir par la décoration de  son tipi.

     La peau du tipi était souvent dévorée et mise en pièces par les chiens affamés du camp. Lorsque les Visages Pâles pénétrèrent dans l'Ouest, les Indiens des plaines firent leurs tentes avec des pièces d'étoffe obtenues par le troc ou de vieux sacs souvent dérobés dans les entrepôts des postes.

     Lorsque les femmes avaient démonté les tipis, les perches étaient attachées aux flancs des chevaux et des chiens, formant ainsi les travois. Sur la vaste peau repliée, on entassait les objets les plus divers.

     

     

    Le hogan des Navajos était une demeure très rustique faite de boue séchée ou adobe, ou de terre entassée, retenue par des claies. Le toit, également en terre, était recouvert de gazon. Cette habitation était généralement de forme octo­gonale. Le nom venait du mot navajo goghan.

    Le wigwam des Algonquins était une tente de forme conique à la base circulaire. Des perches de moyenne dimen­sion étaient recouvertes d'écorces ou de nattes. Lorsqu'ils se déplaçaient, les Algonquins le plus souvent emportaient  avec eux seulement les écorces et les nattes, abattant sur place de nouvelles perches là où ils dressaient le campement.

                                                         

    Les Paiutes et les Apaches de l’Arizona et du Nevada  construisaient des huttes en broussailles recouvertes de nattes, le wigkiup. Ce même terme fut employé par  Indiens des plaines pour désigner le lieu où ils prenaient leur bain de vapeur qui ressemblait à la kiwa des Hopis C’était  une construction à l'intérieur de laquelle on plaçait des pierres chauffées à blanc sur lesquelles on jetait de l’eau. Les per­sonnes demeuraient dans la vapeur ainsi produite, emmitouflées dans  des couvertures afin de transpirer.

     

    Les Cheyenne, Dakotas et les Crows, lorsque étaient  sur le sentier de la guerre, construisaient des wickiups provisoires pour la nuit. Ces habitations étaient hautes d’à peine  un mètre. Les habitations des Pueblos étaient en pierre ou en adobe. On les trouvait au sud du Colorado, au centre de ­l'Utah, au Nouveau-Mexique et en Arizona. C’était des  maisons superposées avec des toits en terrasses, auquel on  accédait par des échelles en bois, prudemment retirées la moindre alerte.

     

    Les hommes et les femmes passaient la plus grande partie de leur temps dans les champs à cultiver la terre. Dans les cours de ces maisons et sur ces terrasses, se déroulaient souvent des cérémonies, notamment chez les Hopis, la Snake-Dance (danse du serpent).

     

     

     

    Les tipis, c'est fini...

     

    Les Peaux-Rouges ne vivent plus sous la tente. Ils ont rangé dans des armoires les vêtements en peau de daim perlés, les mocassins rehaussés de piquants de porc-épic et les coiffes de plumes. Ils ne les sortent que pour satisfaire la curiosité des touristes avides d'exotisme ou pour participer à une parade ou à un défilé, à un pow-wow ou une cérémonie.

    Le plus souvent, ils portent le blue-jean ou un vêtement de confection et vivent dans des habitations préfabriquées.

     Même dans les pueblos les plus reculés du Nouveau Mexique et de l'Arizona, ces demeures sont surmontées d'antennes de télévision et, dans le hangar voisin, se trouve une Dodge ou une Chevrolet qui sert aux déplacements dans la prairie et qui le dimanche emmène la famille et les voisins à la ville voisine. L'appaloosa est toujours là, mais il vagabonde paisiblement dans un corral tout proche!!!

     

    December 15

    Nativité

    La plus ancienne mention de la célébration de la fête de Noël chez les Amérindiens remonte à 1641. Le missionnaire jésuite Jean de Brébeuf, qui vivait chez les Hurons de la baie Georgienne depuis 1626, a composé, dans leur langue, un cantique de Noël racontant la naissance de l'Enfant Jésus.
    Désirant leur faire comprendre le sens réel du grand mystère de la Nativité, le père Brébeuf adapta son récit, écrit en vers, aux particularités de la culture amérindienne. Ainsi, l'Enfant Jésus était emmailloté dans des peaux de lièvre plutôt que dans des langes de lin, il reposait dans une cabane d'écorce et non dans une mangeoire; des chasseurs remplacèrent les bergers et, enfin, trois chefs indiens furent substitués aux rois Mages qui, à la place de l'or, de l'encens et de la myrrhe, offrirent des pelleteries au divin Enfant.

    Le Jesous Ahatonnia (Jésus est né) de Jean de Brébeuf constitue le premier cantique de Noël canadien. Même si le père Brébeuf a péri lors du massacre des Hurons par les Iroquois en 1649, son noël lui a survécu. Les survivants de la Huronie, venus s'installer à Lorette près de Québec, transmirent ce cantique à leurs descendants qui, un siècle plus tard, le chantaient encore. C'est le père Villeneuve, un autre jésuite, qui en a consigné les paroles alors qu'il les entendit chanter cet hymne religieux.

    Aujourd'hui encore, les Hurons, comme bien d'autres nations amérindiennes, continuent de célébrer la fête de la Nativité au même titre que celle de sainte Anne (26 juillet), la grand-mère de Jésus, qu'ils vénèrent comme leur patronne.


     

     

    December 10

    Un homme nommé Cheval

    Ce film est l’une des premières tentatives des années 70

    À réhabiliter les indiens et leurs cultures.

     

    Les costumes (qui ont été fabriqué sont fidèles à ceux que portaient les véritables sioux) et la construction du camp indien sont peaufinés, afin de donner le plus d’authenticité possible au film. Tourné au Dakota et au Mexique, le tournage se déroule sans imprévus, aidé par les indiens sioux qui, pour l’occasion, deviennent des figurants plus vrais que nature.

     

    Richard Harris est impressionnant dans ce rôle, proche du documentaire, qui trace un portrait extrêmement réaliste de la civilisation sioux au 19ème siècle.

     

    Un lord Anglais est capturé par un soldat sioux et offert comme esclave à la mère du chef de la tribu. Peu à peu, il adopte les coutumes sioux, avant de tomber amoureux de la soeur du chef.

    Mais avant d’être accepté comme membre à part entière de la tribu, il doit subir la Danse du Soleil. 

     

    Succès important à sa sortie en mai 1970, Un homme nommé Cheval est souvent critiqué par sa violence. Aujourd’hui considéré comme un film culte.

     

    J’ai adoré ce film, du début à la fin, il vous prend aux tripes,

     Il est encore possible, si vous voulez le voir

     De vous  le procuré dans la collection

     Best of Western d’Eddy Mitchell 

    Dans la même collection vous pouvez trouver

    Little Big Man

    December 05

    Comment vient la sagesse !!!!

    Il y avait un homme, le facteur de la réserve, qui entendit un jour certains des anciens parler d’objets que l’on reçoit et qui confèrent un grand pouvoir. Il savait très peu de choses à leur sujet, mais il se dit en lui-même que ce serait merveilleux pour lui de posséder un de ces objets, qui ne pouvaient être envoyés que par le Créateur. Les Anciens disaient en particulier qu’une plume d’aigle était le plus beau cadeau qu’un homme puisse recevoir.

    Le facteur décida donc que c’était ce qu’il lui fallait. S’il pouvait seulement obtenir une plume d’aigle, il aurait toute la puissance, toute la sagesse et le prestige dont il rêvait. Mais il savait qu’il lui était interdit d’en acheter une, ou même d’en demander à quelqu’un. Pour que ses désirs soient exaucés, il fallait impérativement qu’elle lui soit donnée d’une manière ou d’une autre par le Créateur. Ainsi se mit-il, jour après jour, à guetter l’apparition d’une plume d’aigle. Il croyait que pour en trouver une, il lui suffirait de garder les yeux bien ouverts.

    Bientôt, il lui fut impossible de penser à autre chose. La plume d’aigle occupait son esprit du lever au coucher du soleil. Les semaines passèrent, puis des mois, puis des années.

    Chaque jour, le facteur faisait sa tournée, obsédé par la plume, regardant autour de lui avec toute l’attention dont il était capable. Il se désintéressait de sa famille et de ses amis. Il n’avait plus que cette plume en tête. Mais il avait beau la chercher, elle ne se montrait pas. Il commença à vieillir, et toujours pas de plume.

    Finalement, il prit conscience que malgré tous ses efforts, il n’était pas plus près d’obtenir sa plume que lorsqu’il avait commencé à attendre sa venue. Un beau jour, il s’arrêta au milieu de sa tournée, descendit de la petite jeep dans laquelle il transportait le courrier et eut une discussion avec le Créateur. Il lui dit : “je suis si fatigué de courir après cette plume d’aigle. Peut-être n’était-il pas prévu que j’en reçoive une. J’ai passé toute mon existence à y penser. J’ai négligé ma famille et mes amis. Maintenant mes jours sont sur le point de s’achever, et je suis passé à côté d’un grand nombre de bonnes choses. Aujourd’hui, je renonce à la guetter. Je la chasse de mon esprit et je me mets à vivre. Peut-être me reste-t-il encore assez de temps pour me consacrer aux miens. Je te prie de me pardonner pour la manière dont j’ai conduit ma vie.” Alors -et alors seulement- une grande paix l’envahit. Il se sentit bien mieux, à l’intérieur de lui-même, qu’il ne l’avait été pendant toutes ces années. Il prenait congé du Créateur et s’apprêtait à remonter dans la jeep, quand une ombre passa au-dessus de lui. Portant les mains à ses yeux, il leva la tête pour examiner le ciel et vit un grand oiseau qui volait très haut dans la nue. L’oiseau disparut presque aussitôt, mais quelque chose continua de flotter dans le vent, descendant légèrement et gracieusement vers lui : une penne. C’était sa plume d’aigle ! il comprit alors en un éclair que la plume était apparue à l’instant précis où il avait cessé de la guetter et s’était mis en paix avec le Créateur.

    Il avait finalement appris que la sagesse ne vient que lorsqu’on renonce à la rechercher, quand on commence à vivre pleinement la vie que le Créateur a choisie pour chacun de nous.

    Ce postier vit toujours, mais ce n’est plus le même homme. On vient le consulter pour sa sagesse, et il en fait profiter tout le monde. Il jouit enfin de la puissance et du prestige dont il rêvait, mais ces choses n’ont désormais plus aucune importance pour lui. Il se soucie désormais plus des autres que de lui-même.

    Ainsi savez-vous maintenant comment vient la sagesse.

    December 02

    J’ai connu autrefois…

    J’ai connu autrefois un monde merveilleux…

    La nature indomptable, que l’on refusait de dompter

    Les nuages enchanteurs, que l’on voyait défiler aux cieux

    Et le temps incertain, que l’on acceptait sans maugréer…

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux…

    Où l’harmonie régnait dans un désordre orchestré

    Par le Grand-Esprit, notre Dieu,

    Et d’autres esprits de toutes sortes que l’on savait loyaux

     

    Qui ne nous asservissaient pas d’impossibles idéaux

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux…

    Les montagnes étaient hautes, si hautes…

    Mais jamais infranchissables,

    Les rivières charriaient dans leur lit notre réserve d’eau potable

    Et soulageaient nos pieds fatigués par les sentiers rocailleux…

     Elles étaient parfois profondes ces rivières qui jaillissaient

     

     

    En torrents sauvages et limpides, dans lesquelles on se désaltérait,

    Elles étaient profondes, si profondes… mais jamais on ne s’y noyait.

    Elles exprimaient leurs murmures fougueux,

    A nos oreilles qui les écoutaient…

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux..

    Les oiseaux gazouillaient fièrement parmi les feuilles qui bruissaient,

    Agitées par mille vents célestes qui nous rafraîchissaient

     

     

    Comme autant de soupirs divins qui nous rendaient heureux…

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux

    Où le soleil réchauffait nos esprits et nos cœurs,

    Nous rendant le sens de l’immensité de la richesse intérieure,

    Nous éclairant sur les chemins parfois longs de nos jours heureux…

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux,

    Qui ne demandait rien, sauf notre respect, pour éviter son courroux,

    Et qui ne nous demandait rien, à nous, à qui il donnait tout.

     

    Oui… j’ai connu… autrefois… un monde… merveilleux…

     J’ai connu autrefois un monde merveilleux…

    Un monde que vous n’avez pas compris,

    Un monde a  jamais anéanti, que vous avez détruit,

    Insensibles aux cris de douleur qui montaient de votre Mère la Terre

    Quand, sans remord, elle fut massacrée, toute entière…

     Et nous avec, et nous aussi… et moi aussi…

    Car un homme, une femme, un enfant, c’est si petit…