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February 23 Art Indien
Nous autres, Indiens, Vivons dans un monde de symboles et d'images Où le spirituel et l'ordinaire des jours Ne font qu'un.
Black Elk Les Indiens ne connaissaient pas l’écriture. Leur parole s’est donc transmise par la tradition orale. Leur désir d’inscrire leur culture au sein même de la nature s’est incarné dans une iconographie riche dont les supports varient selon les cultures et les sites géographiques. L’art indien traduit d’une manière saisissante toute la complexité d’une culture qui ne saurait être appréhendée comme un ensemble monolithique. Quelques symboles indiens :
Ces symboles pouvaient figurer sur une grande variété de supports. Les Indiens pouvaient peindre les peaux de bisons, les poteries. Ils gravaient également toutes sorte d’objet en bois ou en os et même des coquillages et des carapaces de tortue. Ils faisaient également figurer ces symboles sur les broderies de leurs vêtements ou de leurs couvertures. Les Iroquois brodaient de longues ceintures aux motifs faits de perles et qui pouvaient atteindre plusieurs mètres de long. La cathédrale de Chartres en possède deux (dédiées à la vierge parturiente). Ils figuraient également sur les peintures corporelles.
La diversité artistique Indienne Les symboles indiens divergent selon les cultures et les lieux. L’iconographie indienne illustre la façon dont les indiens associent les éléments de la nature et de la vie quotidienne à un symbolisme spirituel profond. Sans avoir développé une écriture, ils ont su utiliser le langage de l’image et faire de leurs dessins de véritables pictogrammes dont l’association peut être le support de significations multiples. De nombreux pictogrammes étaient des messages destinés à d’autre membre de la tribus. Ils permettaient par exemple aux chasseurs en expédition de retrouver un chemin emprunté ou de signifier la présence de gros gibiers. Les noms indiens étant le plus souvent des noms d’animaux, il était facile pour un Indien de dessiner son animal éponyme sur un objet afin d’en signifier la possession. Le chamanisme indiens s’exprimait également à travers les images : les scènes pictographiques pouvaient représenter les mythe de la tribus ou dépeindre la vision qu’un chaman avait eu durant sa trance. Enfin les pictogrammes pouvaient retracer l’histoire d’un clan et ses exploits guerriers (expéditions, alliances et mêmes cartes militaires !). Toutefois l’image n’était pas purement figurative, chaque signe était revêtue d’un sens symbolique pouvait exprimer des idées abstraites. Selon le contexte et les autres signes l’entourant, un pictogramme pouvait prendre une signification nouvelle.
Le serpent des Hopewells:
February 18 .
Chef Joseph, chef Nez percés
Crazy Horse, chef oglala (Sioux)
« Ils nous ont fait beaucoup de promesses,
« On ne vend pas la terre sur laquelle le peuple marche. » Black Elk, Indien oglala (Sioux)
«Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. « Je ne comprenais pas alors tout ce qui c'est achevé là. Tecumseh, chef shawnee
February 13 LeS tRiBus (suite)
Les Iroquois sont des cultivateurs. Leur nourriture de base se compose de courges, de maïs et de haricots qu’ils baptisent les « Trois Sœurs ». Ils fabriquent des Longues maisons en bois, qui peuvent mesurer jusqu'à 60 m de long, et dans lesquelles vivent de 10 à 20 familles. Chacune a son propre espace disposé autour d'un foyer. Tous les quinze ou vingt ans, lorsque la nature alentour est épuisée, le village se déplace. Au XVIe siècle, les tribus Iroquoises se regroupèrent en une ligue des cinq puis six nations. Cette alliance accrut beaucoup leur rayonnement et leur puissance, au détriment de leurs voisins, les Algonquins. Lorsqu'en 1754 la guerre pour la domination du Canada éclata entre Français et Anglais, ceux-ci utilisèrent les rivalités qui existaient entre tribus pour servir leur cause. Les Anglais s'allièrent aux Iroquois et les Français aux Algonquins. Le nom d'Iroquois leur a en fait été donné par leurs ennemis algonquins qui les appelaient irokoi, c'est-à-dire « vipères », en raison de la crainte qu'ils leur inspiraient. Chez les Iroquois, les hommes médecine sont regroupés au sein d'un groupe appelé Société des Faux Visages. Ce nom a pour origine le fait qu'ils portent un grand masque en bois représentant l’esprit qu'ils incarnent. Ils dansent autour de la personne malade pour chasser les mauvais Esprits de son corps.
Les Sioux sont les seigneurs des Grandes Plaines et sans doute les Indiens les plus connus. Ils s'affrontèrent durement aux envahisseurs blancs et le western les a immortalisés... au point qu'on parle souvent d'une « ruse de Sioux ». Mais il faut éviter d'employer ce terme de Sioux qui était un qualificatif insultant et lui préférer celui de Lakota, qui signifie littéralement les « Alliés ». En effet, ce nom de Sioux « les ce serpents » Ieur avait été donné par leurs ennemis, les Algonquins. Le groupe linguistique Lakota se décomposait en de nombreuses tribus: les Oglalas, les Oohenonpas, les Minniconjous, les' Blackfeet, les Brûlés, les Sans Arcs et les Hunkpapas, dont Sitting Bull fut le grand chef.
Écoutons ce que dit d'eux le peintre George CATLIN, en 1830: Les Indiens des différentes tribus qui habitent la région du cours supérieur du Missouri ont indubitablement la plus belle prestance, le meilleur équipement et les plus belles tenues de tous leurs congénères du continent nord-américain. Ils habitent dans une région où abondent bisons et chevaux sauvages qui leur procurent un genre de vie sain et aisé l'air y est pur, ce qui leur assure santé et longévité. De tous les Indiens que J'ai rencontrés, ce sont les plus indépendants et les plus heureux: ils vivent tout entièrement à l'état de nature et en conséquence sont beaux et agréables, à regarder presque au delà de toute description. Rien au monde ne peut surpasser en beauté et en grâce certains de leurs jeux...» Aujourd'hui, 70 000 Lakotas vivent dans les réserves des États du Dakota du Nord et du Dakota du Sud.
Les Comanches sont réputés pour être les meilleurs cavaliers du monde. Ils peuvent se mettre debout sur leur monture, passer sous le ventre du cheval et tirer des flèches d'une seule main!
Voici la description que fait le peintre CATLIN des acrobaties d'un guerrier comanche: «Il se laisse tomber le long du flanc de sa monture, se maintenant par un pied sur le dos du cheval, protégé ainsi des armes ennemies. Prenant appui sur le talon par lequel il reste accroché, il se redresse ou se laisse glisser le long de l'autre flanc. Lancé au galop, tenant à la main son arc, son bouclier et sa lance, dans cette magnifique position, il tires sur l'ennemi par-dessus le dos de sa monture, en se redressant, ou bien, avec une égale dextérité, par dessous l'encolure. » Les Comanches ont, hélas été en grande partie décimés par les épidémies à l'arrivée des Blancs.
Leur véritable nom est Wendats, mais lorsque les premiers trappeurs français entrèrent en contact avec ce peuple, ils furent surpris par leur coiffure: un crâne rasé laissant juste une touffe de cheveux dressés comme une hure de sanglier. Ils les baptisèrent donc Hurons.
Les Hurons, qui étaient près de 20 000 au début du XVIIe siècle, furent décimés par les guerres que leur menèrent Anglais, Hollandais et Iroquois. Vers 1900, ils n'étaient plus qu'à peine un millier.
Cette tribu du Canada a été rendue célèbre par Fenimore Cooper. Ce romancier du XIXe siècle a en effet remporté un succès considérable, avec son roman, Le Dernier des Mohicans. Il raconte les aventures d'un trappeur, Bas de Cuir, fasciné par les Indiens et leur mode de vie libre et sauvage. Avec ce livre, Fenimore Cooper lancera en Europe le mythe romantique du bon Indien proche de la nature et menacé par la civilisation.
Les Navajos vivaient de chasse et de cueillette. Mais avec l'arrivée des Blancs, qui leur firent connaître les moutons, ils devinrent d'habiles éleveurs. Ils habitaient dans des huttes d'écorce et de terre: les hogans.
Leur tranquillité prit fin lorsque le général Carleton décida de leur faire quitter leur territoire pour les installer dans les plaines arides du Sud-Est. Il chargea le célèbre Kit Carson de les pourchasser sans relâche. Celui-ci, à la tête de ses mercenaires, leur mena une guerre impitoyable, brûlant leurs champs de maïs et de pêchers (près de 3 000 au canyon de Chelly !) et anéantissant leurs troupeaux de moutons. Les Navajos furent alors contraints, en 1864, de rejoindre sous une escorte de soldats la réserve qu'on leur avait imposée. Au cours de ce qu'on a appelé la Longue Marche (500 km !), plus de 200 Navajos moururent.
Après quatre années terribles, ils réussirent à reconquérir une partie de leur ancien territoire. Ils y reprirent l'élevage et leur mode de vie, dans lequel la beauté et la spiritualité tiennent une grande place. Ils sont aujourd'hui près de 160 000 (soit la plus forte population indienne du continent!), répartis dans plusieurs réserves (en Arizona, au Nouveau-Mexique et en Utah).
Pendant la Seconde Guerre mondiale et dans sa lutte contre les Japonais, l'armée américaine se servit de codeurs navajos pour transmettre des messages. Ceux-ci utilisaient les secrets de leur langue pour communiquer les informations importantes. Jamais les Japonais ne réussirent à percer leur code secret!
Fasse que je marche
La beauté derrière moi
Fasse que je marche
La beauté au-dessus
De moi fasse que je marche
La beauté au-dessous
De moi fasse que je marche
La beauté tout autour de moi
Fasse que je marche. »
Strophe du Kledze Hatal,
February 08 Iktomi
Ô Grand Esprit, pourquoi m'as-tu fait si rusé, Toujours prêt à jouer des tours? Cela ne me cause que des malheurs. Je t'en prie, aie pitié de moi! Il s'humilia, se fit tout petit, Si petit qu'il réussit enfin à sortir de son arbre creux. Il jura qu'il ne recommencerait plus.
Mais qui peut croire Iktomi ? »
February 04 LeS TrIbUs (1er partie)
À la différence de leurs voisins IROQUOIS, les Algonquins sont nomades. Leur territoire couvre presque tout le Québec d'aujourd'hui. Les hommes chassent le daim dans les forêts où pêchent dans les nombreux lacs et rivières sur leurs canoës en bouleau. Des canoës si légers qu'ils peuvent les porter sur le dos pour franchir des rapides. Quand aux femmes, elles entretiennent le wigwam et cultivent, par brûlis sur la forêt, des petites parcelles de maïs, de fèves et de potirons. Les Algonquins furent les premiers Indiens à accueillir les Européens (Français, Anglais et Hollandais) et les premiers à se battre pour résister à leur avancée. Mais les épidémies apportées par les Blancs entraînèrent leur perte. En 1780, la variole décima les tribus. Et les Anglais n'hésitèrent pas à abandonner en forêt des mouchoirs et des couvertures contaminés par la petite vérole pour les exterminer. Ce fut la première guerre bactériologique de l'histoire!
Les Apaches vivent de cueillette et d'un peu d'agriculture. Ce sont aussi des guerriers redoutables qui organisent des raids pour piller leurs voisins. On les disait capables de parcourir plus de 60 km à pied en une seule journée, pendant plusieurs jours d'affilée. Leurs chefs, Geronimo et Cochise, sont restés dans les mémoires. Ils résistèrent longtemps aux envahisseurs blancs. La guerre entre les blancs et les apaches débuta en 1861 lorsque des colons accusèrent à tort leur chef Cochise d’avoir enlevé un jeune blanc. Cochise vint parlementer avec un drapeau blanc. L’armée tenta alors de s’emparer de lui. Il s’enfuit sous une pluie de balle, mais jura de se venger. La guerre qui s'ensuivit fut terrible car les Apaches étaient passés maîtres dans l'art de la guérilla, des embuscades et des attaques surprises. Cependant, l'armée mit en œuvre d'énormes moyens et Cochise se rendit en 1872. Il mourut en 1874 dans une réserve, désespéré. Mais lorsque les Blancs voulurent de nouveau déplacer les Apaches dans la réserve de San Carlos, un marais infester par la malaria, beaucoup de guerriers apaches s'enfuirent au Mexique. Sous la conduite de leurs chefs Victorio et Nana, ils menèrent de terribles razzias dans le Nouveau-Mexique et l'Arizona avant d'être vaincus. Le chef des Apaches Chiricahuas, Geronimo, fut le dernier à capituler, en juin 1883.
« Mon fils, tu dois savoir que personne ne t'aidera en ce monde. C'est toi qui dois te préparer. Apprends à courir dans les montagnes, cela te rendra fort. Seuls ton cerveau, tes jambes, tes yeux, tes cheveux, tes mains seront tes amis; c'est avec ça que tu dois te préparer. )) Conseil d'un père apache à son fils
Cette tribu vivait à l’origine à l'ouest des Grands lacs. Au XVII ème siècle, elle se déplaça vers les plaines où elle adopta un mode de vie nomade, fondé sur la chasse aux bisons. Ces remarquables cavaliers s'illustrèrent dans les guerres contre les Blancs aux côtés des Cheyennes et des Lakotas. Ils étaient présents à la bataille de Little Big Horn sous les ordres des grands chefs lakotas Sitting Bull et Crazy Horse. On trouve aujourd'hui des Arapahos dans la réserve de Wind River (Wyoming).
Le nom de Blackfeet (Pieds Noirs) leur a été donné par les trappeurs français, sans doute en raison de la suie noire dont ils enduisaient leurs mocassins, afin de les imperméabiliser. Avant l’arrivée des blancs, ils constituaient une puissante confédération guerrière qui les faisait craindre de leurs voisins. Leurs tribus nomades vivaient et chassaient dans les plaines du Nord et le long des montagnes Rocheuses. Mais ils furent décimés par l’épidémie de variole de 1836. Il existe encore aujourd’hui des réserves Blackfeet dans le Montana et l’Alberta canadien.
Les Cheyennes sont l’une des grandes tribus nomades des Plaines qui se battit farouchement pour conserver ses terres ancestrales. Mais ils payèrent chèrement leur esprit de liberté lors du massacre de Sand Creek, en 1864. Trois cents femmes et enfants y furent tués sans pitié par les tuniques bleues. Ils participèrent cependant aux cotés des Lakotas à la bataille de Little Big Horn (1876) où ils battirent les armées du général Custer... avant de devoir eux aussi se soumettre. Les Cheyennes étaient réputé pour leur courage et pour la beauté de leurs vêtements et parures.
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