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日志


1月30日

Comment Buse eut ses plumes

 

 

Il y a très longtemps, les oiseaux n'avaient pas d'habits. Ils parlaient comme les gens, mais ils étaient timides et se cachaient. Un jour ils décidèrent de se réunir en conseil. " Nous devons aller voir le Créateur et lui demander des habits, " dit Aigle. Tous acceptèrent. Mais qui serait le messager?
De nombreux oiseaux se portèrent volontaires. Mais ils choisirent finalement Buse. Il pouvait voler longtemps à cause de ses grandes ailes, monter plus haut que tous les autres oiseaux et donc se rapprocher plus facilement du soleil où le Créateur habitait. Tous les oiseaux brûlèrent du tabac et envoyèrent leurs prières au Créateur, puis Buse se mit en route. C'était un long voyage. Buse volait et volait. Il mangeait la nourriture qu'il avait emmenée et était toujours loin de l'endroit où vivait le Créateur.

 

Il commença à avoir faim, si faim qu'il s'arrêta et mangea des poissons morts rejetés sur le rivage en dessous de lui. Ils étaient pourris et puaient. Mais sa faim était grande et il ne le remarqua pas.


Il continua sa route. Maintenant il était près du soleil; il s'éleva encore plus. Le soleil dégageait une chaleur brûlante, mais il continua à s'élever. La peau de sa tête nue brûla à la chaleur du soleil, mais il arriva enfin à la maison du Créateur.


"Je t'attendais ", dit le Créateur, "parce que j'ai entendu les prières des oiseaux. Je vais te donner des habits faits de belles plumes pour rapporter chez toi." Puis il montra à Buse les habits qu'il avait préparés. C'était très beau en effet. Il y avait autant de couleurs dans les plumes qu'il y en a dans un arc-en-ciel après la pluie, et les plumes brillaient tellement que Buse dû tourner les yeux.


"Bon", dit le Créateur, " Je sais combien il t'a été dur de voler jusqu'à moi. Tu as le droit de choisir le premier ton costume de plumes. Mais souviens-toi, tu ne peux essayer chaque costume qu'une seule fois."


Buse était très content. " Je dois choisir les plus belles plumes, " se dit-il. " Comme çà tout le monde les verra et se rappellera que c'est moi qui ait rapporté des habits aux oiseaux. "


Il essaya un costume de plumes bleu clair et blanche avec une casquette désinvolte. "Non", dit-il en l'enlevant, "pas assez clair". Et ainsi ce costume fut pour Geai Bleu.


Il essaya un autre costume d'un rouge brillant et noir avec une grande crête. "Non", dit-il, " le rouge ne me va pas." Ce costume fut donc pour Cardinal.
Il essaya un autre costume gris et noir avec un gilet écarlate. Il fut de nouveau insatisfait, et ce costume fut pour Rouge-Gorge.
Il enfila un costume aussi jaune que le soleil avec de magnifiques marquages foncés. "Trop de noir sur celui là", dit-il; et ce fut pour Chardonneret.


Le Créateur regardait patiemment Buse qui essayait chaque costume. Aucun d'eux ne lui allait. Parfois les plumes étaient trop longues. Parfois elles ne l'étaient pas assez. Certaines étaient trop foncées, d'autres trop claires. Aucunes d'elles ne semblaient aller au messager de tous les oiseaux.


Finalement Buse essaya un costume qui était trop petit pour lui. Tous les autres costumes s'élargissaient ou se rétrécissaient pour aller à l'oiseau qui le choisissait, mais ce dernier costume était trés serré. Buse l'étira. Finalement il réussit à le mettre. Il laissait ses pattes et son cou nus; et la peau rouge de son crâne chauve restait découverte. Il regarda le costume. C'était pas beau. Pas beau du tout. Les plumes étaient à peine colorées- juste un peu maronnasse. Elles n'étaient pas brillantes et belles comme les autres. Buse n'était pas content. " C'est le pire de tous" dit-il.


Le Créateur sourit. "Buse", dit-il, " c'est le dernier costume. Ce sera désormais le tien."


Et désormais vous pouvez voir Buse avec le costume qu'il a mérité. Il mange toujours des choses mortes depuis longtemps en raison de ce qu'il a mangé lors de son voyage vers le Créateur. Et bien que certains se moquent de son style, Buse se souvient toujours qu'il est le seul à avoir pu faire ce long voyage.


Même dans son costume de plumes sales qui ne lui va pas, même avec son crâne brûlé par le soleil, il se souvient qu'il a été choisi pour être le messager des oiseaux. Lorsqu'il fait de nombreux cercles dans le ciel, il est près du Créateur. Alors, même dans son costume de plumes mal seyant, il est fier.

 

 

PEINTURES DE SABLE

 

 

Un précepte de vie amérindien déclare que dans l’acte de créer,

L’homme ne tremble pas, n’éprouve aucune peur.

Il se tient unifié, en conscience avec le monde extérieur.

La peinture de sable réalisée par les indiens Navajo

Est une œuvre éphémère,

Née de rituels de guérison

Pratiqués sur leur terre d’Arizona.

 

 

 

 

Le terme navajo pour désigner les peintures de sable, " sandpaintings " : " iikààh " peut être traduit littéralement par " l'endroit par lequel les dieux viennent et vont ". Ces dessins sont faits à base de pierres pulvérisées, de sable sec saupoudré et coloré avec des pigments naturels. Ces réalisations sont sacrées. A l'origine les Navajo ne considèrent pas leurs peintures de sable comme de l' " Art ". Elles ne sont pas réalisées simplement par pur plaisir esthétique. De sorte qu'il ne s'agit pas de faire de " l'art pour l'art ".

 

 Il ne faut donc pas sous estimer leur aspect avant toute chose fonctionnel. Ces peintures sont des objets rituels qui possèdent plusieurs fonctions. A la fois thérapeutiques, religieuses, sociales, spirituelles et relationnelles, elles

sont dans la conception navajo, le lien entre les hommes et les Etres sacrés ; " L'endroit par lequel les Dieux viennent et vont ", un point d'émergence et de contact entre le ciel et la terre

L'intention de ces peintures est de permettre au patient d'être investi par les pouvoirs des êtres mythiques présents à travers ce diagramme coloré et de le guérir.

 

Elles ne sont pas uniquement faites à l'aide de sables colorés, rouges, jaunes (dépôt d'ocre) et blancs (craie), mais également de matières, à l'état pur et mélangées, telles que farine de maïs, pollen, pétales de fleurs pulvérisées et charbon de bois, qui sont répandues sur un fond sableux généralement doré. On observe l'utilisation d'autres matériaux, végétaux, minéraux, Avant la cérémonie, sont déposés sur un tapis une grande pierre à moudre, du sable et des pierres de couleurs variées. En général ce sont les femmes qui pilent les différents sables colorés qui sont ensuite utilisés comme colorants. " Il y a des grès blancs, rouges et jaunes, du charbon de bois noir qu'il faut mêler à du sable pour le rendre plus lourd ; des racines de chêne de rocaille qui, pilées avec du sable blanc, donnaient un beau ton bleu clair. D'autres couleurs telles que le brun, le rose et le gris étaient obtenues en mélangeant plusieurs teintes existantes

La peinture de sable navajo est l'un des éléments les plus importants d'une cérémonie de guérison. A travers ce dessin, élaboré et coloré, dont les teintes noire, rouge, jaune, blanche et turquoise sont sacrées aux yeux des Navajo, les Etres Saints sont contactés afin de guérir le patient. Ces peintures et font partie intégrantes de cérémonies. Elles ne sont réalisées que par un " Medecine-Man ", " chanteur " ou par ses apprentis, mais toujours sous sa responsabilité. S'il ne trace pas lui-même la structure de la peinture de sable, dans tous les cas il dirige l'opération dans ses moindres détails. Ses assistants ont ainsi la possibilité d'apprendre en pratique les différentes peintures associées à chaque cérémonie. Pendant les quatre derniers jours de la cérémonie, les Navajo réalisent les peintures de sable le matin. Elles convoquent le grand-père de tous les dieux, qu'on appelle également " Dieu qui parle ". Il vient alors la nuit guérir le malade.

La technique de réalisation d'une peinture demande énormément de précision dans le geste. Un peu à la manière des moines tibétains qui réalisent des mandalas de sable, les hommes-médecine, quant à eux utilisent leur pouce et leur index recourbé entre lesquels ils laissent le sable fin et coloré s'écouler en une ligne bien nette et régulière. Cette pratique nécessite une très grande maîtrise du geste. Les grains sont méticuleusement déposés sur un fond de sable de couleur terre préalablement étalé. Il s'agit d'une véritable mosaïque de sable ! Forme d'art éphémère ; aucun fixatif n'est employé. En effet, les peintures navajos devaient, pour des raisons religieuses, être détruites aussitôt après usage, comme l'ordonnaient les Etres Sacré qui craignaient que les hommes en fasse un mauvais usage,  se disputent au dessus de son image, la déchirent et apportent le malheur

Chaque peinture est censée être la reproduction de celle qui fut donnée par les Dieux au héros du chant lors d'une de ses nombreuses aventures. " Par conséquent, elles doivent être la copie exacte de leur modèle mythique. Il est intéressant de constater que cela laisse peu de place à une créativité personnelle. Les seuls endroits qui semblent bénéficié d'une certaine liberté artistique se situent dans la décoration des sacs-médecine et des robes des personnages.  Les peintures navajos originelles représentent " des personnages : êtres surnaturels et figures mystiques, placés aux quatre points cardinaux, ou en file, les uns à la suite des autres, presque toujours groupés par paires _ hommes et femmes, vieux et jeunes _ et également des représentations symboliques d'éléments sacrés : le soleil, la lune, l'éclair, le maïs, un arbre, une montagne, un serpent, un lac, des nuages, une ville, un champ, l'arc-en ciel, des étoiles

Il existe près de 600 peintures connues à travers la plupart des collections du début du siècle, environ quatre à cinq sont réalisées pour chaque cérémonie

De nos jours, des peintures traditionnelles et éphémères sont encore pratiquées dans les réserves par des hommes-médecine au cours de cérémonies de guérison. Ces dernières ne sont pas secrètes mais semblent faire preuve d'une très grande discrétion. Ainsi, des hommes-médecine navajos en viennent à réaliser deux sortes de peintures de sable, les traditionnelles et les peintures de dimension artistiques destinées à des usages différents et qui évoluent dans des espaces bien distinctifs. Toutefois, il est important de savoir qu'aujourd'hui les peintures de sable navajos existent essentiellement sous forme d'œuvres d'art permanentes. Ces peintures ne sont plus uniquement pratiquées dans un contexte religieux ni pour des raisons thérapeutiques, mais on intégré un marché de l'art ainsi que le champ de l'Art Contemporain. Elles sont plus ou moins inspirées et influencées par les motifs et les thèmes mythologiques traditionnels navajos, se situant avec un écart plus ou moins grand selon les artistes des codes traditionnels (de la tradition). Certaines possèdent des symboles sacrés reconnaissables

  

 

 

 

1月1日

Le cent américain à tête d’indien

 

 Par Stéphane Tardif

 

Le cent à tête d’indien a été frappé pour la première fois en 1859, succédant ainsi au cent de l’aigle en vol. Il est de la même composition, soit en cuivre - nickel, 88% de cuivre et 12% de nickel. À cause de la dureté du nickel, les cents en cuivre - nickel sont souvent frappés faiblement que le relief est moins prononcé que si la pièce était dans un métal plus mou comme le bronze.

Le millésime 1859 a été frappé avec le même revers que le cent de l’aigle en vol, soit sans bouclier au-dessus des lauriers. L’année suivante on changea le revers pour rajouter un bouclier au-dessus des lauriers, et aucun autre changement jusqu’en 1864.

Cette année là, James Pollock, directeur de la monnaie Américaine, décida de changer la composition, en choisissant le bronze pour nouveau métal pour le cent. 95% cuivre et 5% étain et zinc. On a toujours appelé le cent la tête de l’Indien. En fait, il ne s’agit pas d’un indien sur l’avers, mais de la fille de James Longacre, graveur à la monnaie américaine, portant le couvre-chef d’un chef indien en visite la journée ou Longacre décida de graver le portrait de sa fille sur le nouveau cent.

Le cent à tête d’indien a été frappé pendant un demi-siècle (1859-1909 ). Les dates clés sont 1877 (852,500) et 1909-s (309,0000 ), s pour San Francisco, ville ou ils ont été frappés. Les installations de San Fransisco commencèrent la frappe du cent en 1908, la même année que la naissance de la Monnaie Royale canadienne. Vers les années 1900, il y avait tellement de cent à tête de l’Indien que si on les avait empilés une par-dessus l’autre, on aurait formé une colonne 100 fois plus haute que la statue de la liberté.

Le cent continua à circuler jusqu’au année 1940. Vers le milieu des années 40, il était de plus en plus difficile de retrouver des cents à tête de l’Indien en circulation.

 

12月19日

Joyeuses Fêtes

 

 

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12月18日

Le 5 cents type bison des États-Unis

 

Source: Alain Provencher

 

Le 5 cents à tête d’indien, émis entre 1913 et 1938. Une belle pièce certes, mais c’est surtout à cause de sa petite histoire que je m’y suis attaché.

Ce «nickel» est connu chez nos voisins du sud autant sous le terme «buffalo type» que «Indian type». Cela prouve que ses deux côtés furent très appréciés par le grand public. On doit cette pièce à Monsieur James Earle Fraser, sculpteur de son métier. Artiste accompli, il maniait également très bien le pinceau et c’est ainsi qu’il en profita pour peindre de nombreux tableaux d'indiens alors qu'il séjourna durant une longue partie de sa vie dans les états du Dakota.

L’avers de la pièce nous montre une tête d’Indien à l’expression  digne et noble.Vous serez sans doute surpris d’apprendre que ce visage amérindien est en fait un type composite. En effet Monsieur Fraser s’inspira de trois guerriers autochtones pour réaliser son oeuvre. Il y avait assurément Irontail (Queue-de-Fer)  et Two Moons (Deux-Lunes). Le premier était un Sioux Oglala. Il combattit en 1876 au cours d’une bataille opposant les amérindiens aux troupes du Général Custer. Quant à Two Moons, il était un chef Cheyenne. Fait amusant, c’est à l’époque où ces deux individus participaient au spectacle de l’ouest monté par le célèbre Buffalo Bill, que Fraser fit leur portrait.

En ce qui concerne le 3e Indien, que nous ne savons pas grand-chose sur lui. Certains croient qu’il s’agissait de Two Guns White Calf (Veau Blanc à Deux Fusils) mais il est plus probable qu’il s’agissait de John Big Tree (John Gros-Arbre)

Attardons-nous à présent au revers de cette pièce qui, lui aussi, a ses petits secrets. On y voit un magnifique bison d'Amérique (buffalo). Indéniablement, l’artiste a voulu immortaliser la beauté sauvage et indomptée des grands espaces américains, malheureusement, il n’en est rien. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a supercherie, mais son modèle n’a jamais de sa vie brouté les pâturages des vastes prairies.

Ce bison plus grand que nature avait pour nom Black Diamond. Il est né en captivité au jardin zoologique de New York et sa mère, tout comme nos trois comparses de l’avers, était elle aussi accoutumée au «show business», ayant appartenue au cirque de Barnun & Bailey.

Black Diamond pesait près d’une tonne et était d’une docilité déconcertante en dépit de sa taille. Ce superbe animal sédentaire (disons qu’il n’avait pas le choix) servit plusieurs fois de modèle à de nombreux artistes. Il eu une vie bien «remplie» jusqu’à la fin. En effet, lorsqu’il mourut, à l’âge respectable de 22 ans, on empailla sa tête et sa peau fut transformée en tunique!

Côté technique, cette pièce qui fut en circulation durant 25 ans, a un diamètre de 21.2 mm, un poids de 5 grammes et est composée de cuivre à .750 et de nickel à .250. Pour ceux et celles qui l’ont déjà manipulée, vous conviendrez avec moi qu’elle est agréable au toucher à cause de son haut relief. On sent nettement (si en excellente condition) les différents détails de son effigie. À tel point que la «U.S. Mint» dû, dès sa première année de mise en circulation, apporter une modification.

En effet, il existe deux versions du «nickel» de 1913. La première montre le bison juché sur une butte de terre qui s'élève à partir de la tranche de la pièce. La valeur: Five Cents, posée sur la butte, en fait le point plus élevé. Il était peut-être difficile d’empiler ces monnaies, ou peut-être le FIVE CENTS s’effaçait-il trop rapidement, car au milieu de l’année on traça une ligne sous le bison, afin que les caractères n’empiètent pas sur la surface nivelée de la pièce.

Vous remarquerez qu’il y a parfois une lettre sous les mots FIVE CENTS. Celle-ci représente la ville où elle fut frappée. La lettre D pour Denver, la lettre S pour San-Francisco et aucune lettre lorsque frappée à Philadelphie.

Autre fait à signaler, l’année est gravée en relief sur l’épaule droite de l’Indien. Évidement, cette date a disparu de la majorité des «nickels» encore en circulation de nos jours. Par le fait même, les exemplaires dont les chiffres de la date sont demeurés nets et clairs sont très prisés par les collectionneurs.

Comme dans la majorité des pièces courantes, notre 5 cents bison possède quelques variétés, dont la plus inusitée, celle de 1937 arborant un buffle avec la patte antérieure droite en moins! En effet il y a un espace vide entre le genou et le sabot de l’animal. Cette variété, selon son état de conservation vaut entre $ 110,00 et $ 2600,00 (U.S.) selon l’édition 1995 du «GUIDE BOOK OF UNITED STATES COINS» rédigé par Monsieur R.S. Yeoman et son équipe.

 

11月10日

Lazy Wolf

Peintures de Lazy Wolf

 

 

 

Philippe Defalle naît en 1950, à Liège, en Belgique.

Il étudie le dessin et l'art à l'Institut Saint-Luc.

 

 

Peintures de Lazy Wolf

 



Aujourd'hui, il est résident monégasque, mais a choisi de vivre seul dans les montagnes qui dominent la Côte d'Azur. Dans ce paysage magique, il peut peindre en toute sérénité avec comme compagnons : ses chevaux, ses chiens, et ses... loups !

Philippe Defalle est connu dans le monde de l'art en signant ses œuvres sous le pseudonyme de... Lazy Wolf.

Sa peinture et ses toiles traduisent sa grande passion pour les "Indiens d'Amérique, sa technique du trait et ses à-plats de couleurs vives nous content l'histoire de ces hommes et  femmes, de leur révolte face à l'un des plus grands génocides de l'histoire de l'humanité et de leur profond désir de reconnaissance et de justice.

Aujourd'hui, Lazy Wolf  fait partie du cercle restreint des signatures européennes vouant leur art à la vie et aux coutumes des Indiens d'Amérique... Ses toiles appartiennent désormais à la mère terre et au ciel père.
Son art est dédié aux Sioux, Crows, Apaches et à toutes les autres tribus qui ont été spoliées, salies, décimées par nos... oncles d'Amérique...

Ses oeuvres sont peintes à la peinture acrylique et sont proposées sous différents formats. Les prix varient de 2.200 euros à 11.000 euros.

Philippe Defalle a signé sous son pseudonyme Lazy Wolf de nombreuses expositions à Paris, Monaco, Cannes, Saint Tropez, Nice, Bruxelles, Liège, New-York, Toronto, Southampton, Tokyo, Santa Fé, Milan, et à été reconnu dans toute la presse mondiale spécialisée.

 

Peintures de Lazy Wolf

10月6日

Les peuples du cheval (suite & fin)

 

 

Pendant la plus grande partie de l'année, les tribus  nomades formaient des bandes relativement réduites qui chassaient pour leur compte. Mais en été, juste après le rendez-vous pour la célébration de la plus sacrée des cérémonies des Plaines, la danse du Soleil, des groupes de chasse, comprenant plusieurs centaines d'hommes avec leurs familles, migraient pour le grand « rassemblement» annuel.

 

Ces chasses tribales constituaient un événement solennel, habituellement précédé de prières et de nombreux rites. En chemin et au cours de la chasse, la discipline était rigoureusement maintenue par les membres des diverses sociétés militaires qui faisaient la police. Ils s'assuraient que chaque chasseur se canton­nât dans ses attributions et ne chassât pas pour son compte personnel. La chasse en groupe constituait une des rares occasions où le guerrier subordonnait sa propre personnalité à l'autorité quasi absolue des responsables de l'ordre qui avaient même le droit de punir les récalcitrants en les fouettant ou en abattant leurs chevaux.

 

Lorsque les hommes partis en éclaireurs apercevaient des bisons, tout le groupe s'arrêtait à contre vent du troupeau. Les bisons, dont l'odorat très développé compense la mauvaise vue, reniflaient constamment pour flairer le danger. Les chasseurs commençaient par se déshabiller, restant en pagnes et mocassins, pour que rien n'entrave leurs mouvements. On débarrassait également les chevaux des selles et des couvertures. Talonner les bisons et les contraindre à rester groupés pour les encercler, afin de pouvoir mieux les abattre, était une entreprise risquée. Même après l'usage des armes à feu, on continuait à se servir des flèches et des lances. Le chargement des fusils par le canon, très lent, était gênant dans le feu de l'action. Ce n'est que lorsque les fusils chargés par la culasse furent disponibles, au milieu du XIXe siècle, que les Indiens renoncèrent définitivement à leurs armes ancestrales.

 

La fin d'une chasse fructueuse était un moment de liesse. Les chasseurs, suivis des chevaux de charge et des femmes qui avaient dépecé les animaux, étaient accueillis au campement par des cris d'enthousiasme. Les feux crépitaient et les râteliers étaient prêts. Certains mangeaient sans attendre les foies et les rognons crus, agrémentés de quelques gouttes de fiel prises au bout du couteau. La moelle était également un mets de choix ainsi que les tripes grillées. Mais rien  n'était aussi recherché que les langues et la chair des bosses. Les hommes comme les chiens, tout le monde mangeait à satiété. Épuisés par la surexcitation, les Indiens s'écroulaient et dormaient quelques heures, pour être réveillés, la nuit venue, par le martèlement d'un tambour appelant tout le monde à participer à une danse rituelle.

 

Un garçon ayant tué son premier bison devenait un homme. Le Sioux Standing Bear (« Ours Debout») s'en souvenait: « Tout le monde se préparait. En m'aidant, une de mes belles-mères me dit: "Fils, quand tu auras tué un bison, garde-moi les rognons et la peau. " Je ne savais pas si elle se moquait de moi ou voulait m'encourager. Mais cela me remplit de fierté. Mon père me dit : " Mon fils, observe bien le bison. Si celui que tu as choisi court tout droit  tu peux le serrer de près. Mais s'il te regarde du coin de l'œil, méfie-toi! Ils sont rapides et puissants. Ils peuvent encorner ton cheval par-dessous et le projeter en l'air, et tu peux être tué."»

 

Un vieil Indien a dit un jour que tout ce qu'il fallait à son peuple pour bien vivre, c'était tout simplement le bison, car le corps de ce merveilleux animal fournissait tout le nécessaire à la tribu à l'exception de l'eau pour se désaltérer et des perches pour le tipi.

 

 


 

Les Comanches et le cheval

 

Les Comanches étaient les cavaliers les plus prestigieux de tous les guerriers des Plainés. Ils faisaient si bien corps avec leur monture qu'un observateur les comparait au mythique Centaure: « Moitié homme, moitié cheval, mais un seul être Indomptable, rapide et fougueux)) George Catlin, qui peignit les Comanches, les décrit comme lourdauds et empruntés au sol mais il ajoute qu'ils étaient la grâce même dès qu'ils se trouvaient sur leur monture.

Un petit Comanche, fille ou garçon, possédait un poney dès l'âge de quatre ou cinq ans. Le garçon, en particulier, s'exerçait jour après jour à améliorer ses qualités équestres. Au galop sur sa monture il ramassait sur le sol des objets de plus en plus gros et lourds. Il finissait par être capable de se laisser glisser le long des flancs de sa bête pour ramasser un homme au sol: ainsi pourrait-il sauver un compagnon blessé IIU combat. Si le Comanche était un cavalier sans égal, il le devait beaucoup à son cheval, un animal agile, vif, rapide et résistant, qui réagissait instantanément à l'impulsion ou à la voix et savait souvent devancer les ordres de son maître.

 

Au combat les Indiens se laissaient glisser le long du flanc de leur cheval, une jambe accrochée à son dos et un bras passé dans une lanière fixée au cou de l'animal. Ils avaient ainsi les mains libres et derrière le rempart de leur monture pouvaient décocher leurs flèches par­dessus son dos ou par-dessous son encolure.

Le cheval transforma tout aussi radicalement la vie des femmes des Plaines. En fait, le nombre de chevaux qu'un soupirant donnait au père de la jeune fille qu'il voulait épouser disait la valeur de celle-ci. Dans les nombreuses tribus où les femmes possédaient leurs propres travois tirés par des chiens, il était naturel, qu'elles finissent par avoir leurs chevaux. Une femme Blackfoot était fière de ses nombreuses montures et impatiente d'en acquérir de nouvelles par le troc ou un héritage. Les jeunes Comanches, cavalières intrépides, égalaient les hommes lors des chasses à l'antilope.

 C'était aux hommes qu'il revenait de soigner les 'chevaux, de les nourrir, de les étriller. En revanche, lorsque la tribu se déplaçait, c'étaient les femmes qui emballaient le matériel et le chargeaient. En chemin, elles conduisaient les chevaux et veillaient à ce que les membres de leur famille restent groupés, tandis que les hommes sur leur monture entouraient le convoi pour le protéger ou bien se déployaient à la recherche du gibier ou d'éventuels ennemis.

 

 

 

 

 

 

Tous ces ornements,

Dont les plus courants sont représentés ci dessus,

Etaient des symboles de bravoure.

 

9月23日

Les peuples du cheval (1er partie)

 

 

 

L'Indien, le bison, le cheval - ces trois mots résument l'essentiel de la vie des Plaines aux XVIIIe et XIXe siècles. Tandis que se peuplait le pourtour de la prairie au XVII" siècle et au début du XVIIIe siècle, seul le cheval manquait dans l'équation. Sans la mobilité que leur conférerait cet animal les tribus jouissaient des bienfaits que leur offrait la culture des terres alluviales et des intermèdes que constituaient les chasses d'été et d'automne. Mais tout changea lorsque au XVIIIe siècle ces Indiens découvrirent le cheval. Dans la plupart des tribus - parmi lesquelles les Sioux, les Crows, les Cheyennes et les Arapahos - la vie au village parut soudain monotone et terne alors que l'on pouvait maintenant rivaliser avec le vent, surprendre les troupeaux de bisons, et lancer des raids téméraires contre les tribus voisines.

 

Même les tribus qui ne renoncèrent pas. complète­ment à la vie de villages cédèrent à l'attrait du cheval et de la liberté qu'il offrait. Pour les semi-sédentaires qu'étaient les Pawnees, les Mandans, les Hidatsas et les Arikaras la chasse au bison prit une importance nouvelle. Alors qu'autrefois ils ne quittaient le village que pour quelques semaines, maintenant les hommes chevauchaient dans la prairie pendant des mois, ne revenant chez eux que pour la période des semailles et des récoltes, et en hiver.

 

On imagine difficilement les habitants des Plaines sans leurs montures tant ils surent vite en utiliser toutes les possibilités. Les Indiens des Plaines saluèrent la venue du cheval avec une sorte' de vénération et, puisqu'il remplaçait le chien comme bête de somme, ils l'appelèrent Chien Esprit, Chien Sacré, ou Chien Médecine. En 1541, Coronado avait le premier amené des chevaux dans la prairie mais ce n'est que deux siècles plus tard que ces animaux devinrent partie intégrante du paysage des Plaines.

 

Les Indiens du Sud-Ouest qui étaient en rapports constants avec les Espagnols depuis la fin du XVIe siècle furent les premiers à posséder des chevaux. Au début ils s'étaient contentés de soigner les chevaux des Euro­péens mais inévitablement le moment vint où ils possédèrent leurs propres montures. Vers le début du XVII" siècle, les hommes des Plaines s'étaient procuré leurs premiers chevaux pu cours de leurs incursions vers le sud, par troc ou par vol. Vers les années 1770, chaque tribu des Plaines était à la tête d'un nombre important de chevaux.

                                     

Les Indiens devinrent non seulement des cavaliers émérites mais aussi des éleveurs sans pareil. Pour améliorer les qualités de leurs chevaux, ils les castraient, n'utilisant pour les saillies que leurs meilleurs étalons. Vers 1800, les demi-sang andalous et arabes introduits par les Espagnols en Amérique du Nord s'étaient métamorphosés en ces chevaux indiens typiques, dont la robe à poils rudes et la petite stature n'annonçaient en rien leur rapidité et leur vivacité. L'homme blanc arrivant dans les Plaines ne pouvait imaginer que ces chevaux pies, ou louvets, et ces poneys tachetés puissent rivaliser avec ses lourds chevaux gavés de grains; et pourtant au combat comme à la chasse les chevaux des Indiens surpassaient de loin ceux des Européens.

 

Un guerrier gardait toujours son cheval à l'attache près de son tipi. Lui seul avait le droit de le monter. Non seulement il se peignait le corps, avant de partir au' combat, mais il couvrait aussi son cheval de dessins variés et multicolores dont beaucoup symbolisaient les actions d'éclat de son maître.

 

De plus, l'Indien parait son cheval de plumes d'aigle mêlées à sa crinière ou à sa queue, de scalps accrochés aux brides, puis lorsqu'il fit du troc avec les Blancs, de rubans rouges. Tous ces soins accordés à un cheval étaient justifiés: souvent c'était à la rapidité de ses réflexes, à sa vivacité, et à son endurance que son maître devait la vie.

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Avant une bataille, un guerrier sioux appelé Siyaka met pied à terre et se place devant son cheval « Nous sommes en danger. Obéis-moi vite et nous serons vainqueurs. Si tu cours, cours pour sauver ta vie et la mienne. Fais tout ton possible et si nous retournons chez nous, je t'offrirai la plus belle plume d'aigle que je pourrai trouver et la plus belle étoffe. Tu seras peint de la façon la plus superbe qu'on puisse imaginer. «  Ainsi honorait-on  un bon cheval de guerre.

 

Au combat les Indiens se laissaient glisser le long du flanc de leur cheval, une jambe accrochée à son dos et un bras passé dans une lanière fixée au cou de l'animal. Ils avaient ainsi les mains libres et derrière le rempart de leur monture pouvaient décocher leurs flèches par­dessus son dos ou par-dessous son encolure.

 

Le cheval transforma tout aussi radicalement la vie des femmes des Plaines. En fait, le nombre de chevaux qu'un soupirant donnait au père de la jeune fille qu'il voulait épouser disait la valeur de celle-ci. Dans les nombreuses tribus où les femmes possédaient leurs propres travois tirés par des chiens, il était naturel, qu'elles finissent par avoir leurs chevaux. Une femme blaçkfoot était fière de ses nombreuses montures et impatiente d'en acquérir de nouvelles par le troc ou un héritage. Les jeunes Comanches, cavalières intrépides, égalaient les hommes lors des chasses à l'antilope.

 

 C'était aux hommes qu'il revenait de soigner les chevaux, de les nourrir, de les étriller. En revanche, lorsque la tribu se déplaçait, c'étaient les femmes qui emballaient le matériel et le chargeaient. En chemin, elles conduisaient les chevaux et veillaient à ce que les membres de leur famille restent groupés, tandis que les hommes sur leur monture entouraient le convoi pour le protéger ou bien se déployaient à la recherche du gibier ou d'éventuels ennemis. On bougeait souvent car les bandes abandonnaient leurs territoires dès qu'elles en avaient épuisé les ressources. Cela revenait à lever le camp plusieurs fois par mois.

 

 

9月11日

La légende des indiens Snake

 

Il y a très longtemps existait un serpent très différent des autres serpents. Il avait en effet de grandes pattes. Aussi les autres serpents le méprisaient et finirent par le chasser de leur village en lui disant ”Vas rejoindre les autres monstrueuses créatures qui ont des pattes comme toi.” Le pauvre serpent du partir. Il marcha pendant des jours et des jours. Il faisait très froid et le pauvre serpent à pattes ne trouvait plus de nourriture. épuisé et les pieds gelés, il se laissa tomber sur le bord d'une rivière pour y mourir. Le chevreuil Esekotoye qui se cachait par là aperçut le pauvre serpent. Il eut pitié de lui et l'invita à se réchauffer dans son tipi. Il lui donna à manger et soigna ses pauvres pieds meurtris. Le chevreuil expliqua alors au serpent qu'il y avait ailleurs des créatures avec des grandes pattes comme lui. Il devrait quand même se méfier d'elles car elles essayeraient peut-être de le tuer. Le chevreuil montra aussi au serpent comment fabriquer des mocassins pour protéger ses pieds du froid. Le jours suivant, le serpent quitta la chaleur du tipi pour continuer sa route. Il marcha longtemps et ce ne fut que lorsque la nuit tomba qu'il s'arrêta pour préparer son campement. Il était en train de rassembler des branches pour construire un abri quand il vit Kaiskap, le porc-épic. Celui-ci avait froid et lui demanda de l'aide. Le serpent ne possédait pas grand-chose mais qu'il partagea malgré tout le peu qu'il avait avec le pauvre porc-épic. Ils s'installèrent pour la nuit dans l'abri de branches. Le porc-épic voulu remercier son hôte: “ tu as de bien beaux mocassins, mais il faudrait les assortir à ta peau. Mon frère, prend un peu de mes piquants pour les décorer. Cela te portera chance.”

 

Ils travaillèrent ensemble pour broder les piquants du porc-épic sur les mocassins du serpent. Le lendemain chacun reprit son chemin. Comme le lui avait prédit le chevreuil, le serpent dut se battre contre des ennemis. Il sortit cependant victorieux de ces rencontres. Il rencontra alors un chef indien. Le serpent qui ne possédait que ses mocassins comme seule richesse il lui en fit cadeau. Il fut alors invité par le chef à séjourner parmi les siens. Dès lors, il fut bien traité et eut une vie heureuse. Ors ce chef avait une fille. Le serpent en tomba follement amoureux. Il aurait alors tant voulu être humain lui-aussi car il aurait alors pu épouser la jeune fille. Mais il savait que c'était sans espoir et que seul les Dieux pouvaient l'aider. Il jeûna et pria mais sans résultat et finit même par en tomber malade.

 

Ors il y avait dans cette tribu un sorcier très puissant. Mo'kiya était très vieux et très sage, il connaissait également les esprits. On pouvait d'ailleurs souvent voir et entendre les esprits autour de son tipi. Mo'kiya eut pitié du serpent.Il quitta le village et escalada la montagne pour aller à la rencontre de Nato'Se le soleil. Nato'Se l'écouta avec attention parce que le sorcier était respecté.
Transformer le serpent en homme n'était vraiment pas quelque chose de difficile à faire. Alors il dit à Mo'kiya: “Retourne dans ton village, tu feras un feu et tu y jetteras des poignées d'herbe douce. Quand la fumée en deviendra épaisse, tu déposeras le corps du serpent dans le brasier.” Mo'kiya retourna dans son village et suivit les conseils de Nato'Se. Il fit un grand feu au milieu de son tipi et quand la fumée s'éleva épaisse et tournoyante, il y déposa le serpent. Le sorcier murmura des prières, son chant se fit plus fort et plus fort encore et soudain la fumée se dissipa laissant apparaître un jeune homme. Le serpent, maintenant devenu un beau jeune homme fut accueilli avec des chants et des cris de joie par la tribu. Le Chef lui donna sa fille en mariage car il était fier d'avoir un gendre tant apprécié des Dieux. Le serpent et son épouse eurent des enfants et c'est ainsi qu'est née la tribu des “Snake” Pe-sik-na-ta-pe (Shoshone)

 

9月5日

Quant l’art est un remède. Les peintures de sable Navajos

 

 Contrairement aux chamans de la plupart des tribus indiennes qui traitaient les symptômes des maladies à l'aide de préparations à base de plantes, les Navajos préféraient se consacrer à ce qui était, selon eux, la cause la maladie: les sorts jetés par les sorcières, les esprits, le Peuple Saint ou encore le contact avec des non-Navajos. Les chamans organisaient des cérémonies très complexes pour exorciser la cause de la maladie. L'une des plus courantes était la confection de peintures de sable, dessins composés à l'aide de minéraux ou de végétaux finement broyés répandus sur un lit de sable.

 

Quinze hommes pouvaient travailler pendant toute une journée sur une seule peinture: il existait des centaines de peintures différentes qui permettaient de guérir selon la nature et l'origine du maléfice.

 

Si, par exemple, un Navajo attribuait ses maux au contact avec une personne étrangère à la tribu, on confectionnait la peinture dite de la voie ennemie.

 

Quand quelqu'un tombe malade, comme un bébé, un chaman spécial appelé le Chanteur se rend dans le hoqan familial en compagnie de ses aides. Ils arrivent avec des couvertures pleines de sable pur, qu'ils étalent soigneusement sur le sol pour donner un fond uniforme aux peintures. Après avoir lissé le sable, le chaman et ses assistants commencent à dessiner les motifs à l'aide de poudres blanches, rouges, jaunes, noires et bleues, faites de grès, de charbon de bois, de gypse ou d'ocre broyé. Le chaman et ses aides prennent un peu de poudre de la couleur désirée dans leurs mains et la font couler entre le pouce et l'index, répétant l'opération jusqu'à l'achè­vement du dessin.

 

 

 La peinture représente un per­sonnage connu sous le nom de Tueur des Dieux Ennemis, cette divinité guerrière bien­veillante a pour arme l'éclair, qu'elle tient à la main et sur lequel elle est montée.

 

 Quand le chaman et ses assistants ont terminé le dessin, la mère et l'enfant malade viennent se placer dessus pour que pénètre en eux le pouvoir curatif propre à l'œuvre.

 

Le chaman secoue un grelot, prie et chante, pour finir, dans un geste rituel, il appose ses mains sur la mère et l'enfant afin de guérir ce dernier.

 

Lorsque la cérémonie est terminée, la peinture doit être immédiatement détruite, cependant, chaque personne présente dans le hogan peut ramasser un peu de poudre colorée désormais dotée de pouvoirs curatifs. Celui qui souffre d'une migraine pourra en placer sur sa tête: on peut aussi en conserver dans de petits sacs afin de l'utiliser au cours d'autres cérémonies curatives. Ce qui reste du dessin est alors rassemblé dans des couvertures et secoué au-dehors, au nord du hogan.

 

8月28日

Le tipi: la maison transportable des chasseurs des Plaines

 

 
 

Bien avant l'arrivée dans la Prairie des Sioux, des Cheyennes et des autres tribus, le tipi avait été mis au point par les Indiens des forêts du nord. Avec des perches, ils formaient une charpente conique qu'ils recouvraient d'écorce de bouleaux, de peaux de caribou et d'autres matériaux. 

Les Indiens des Plaines adaptèrent ce modèle à leur environnement et à leur mode de vie: ils modifièrent le bâti afin qu'il résiste aux vents violents balayant ces régions et le recouvrirent couram­ment d'une enveloppe faite de peaux de bison cousues.

 

Les gens des Plaines, chasseurs, se déplaçaient constamment; il leur fallait donc un abri aisément transportable. S'agissant du tipi, ils fixaient à l'enco­lure d'un cheval deux perches d'arma­ture dont les extrémités traînaient sur le sol, formant ainsi un travois triangu­laire sur lequel ils amarraient l'envel­oppe du tipi ainsi que tous les biens de la famille.

 

Parvenus au nouveau campement,  ils liaient quelques perches non loin de  leur extrémité et ce faisceau dressé formait une structure conique. Pour la renforcer, on y appuyait d'autres perches et l'on recouvrait le tout de l'enveloppe constituée de huit à vingt peaux.

 

 

 Cette enveloppe, fermée par des chevilles de bois, comportait à son sommet une ouverture destinée à laisser passer la fumée. Le bas de cette jonction servait de portière que l'on fermait au moyen d'un rabat.

 

En été, on relevait les pans de l'entrée et on roulait le bas de l'enve­loppe pour ménager un courant d'air. A la saison froide, l'enveloppe était doublée à l'intérieur d'une seconde peau assurant l'isolation de l'abri. On cuisait les aliments sur un foyer central qui servait également de source de chaleur.

 

Dans les Plaines, les vents dominants venaient de l'ouest, et ils étaient souvent très violents. C'est pourquoi le tipi était toujours dressé l'entrée tour­née vers l'est, légèrement incliné pour offrir vers l'arrière le moins de prise possible aux vents.

 

Comme le montre l'illustration ci­-dessous, un tipi pouvait contenir une foule de choses: des lits en peau, un tapis pour le "bébé, un repose-dos en saule, un berceau sur cadre, un réci­pient à cuisson suspendu, des réserves de combustible, un parflèche conte­nant des vivres, un sac-médecine et de nombreux autres ustensiles ménagers.

 

Contre la doublure en peau du tipi, on accrochait les objets sacrés, les armes, boucliers et autres choses de valeur. Sur cette peau, des dessins de couleurs vives étaient peints, retraçant .les événements saillants de la vie des hôtes du tipi.

 

Les Indiens étaient très attachés à leur tipi. Abri sûr, facile à transporter, confortable, il était considéré par ces chasseurs nomades comme une «bonne mère» qui protégeait et abri­tait ses enfants.

 

 

 

7月25日

Vacances

 

L'Indienne part pour 3 semaines

En vacances, elle vous retrouvera

A son retour 

Bonnes Vacances à tous 

 

 A bientôt, bisous

 

7月8日

Petit-Frère capture le soleil

 

  

 

Au commencement, quand la terre était nouvelle, c'étaient les animaux qui dominaient. Plus puissants que les humains, c'est eux qui les chassaient, les tuaient et les mangeaient. Ils avaient fini par les tuer tous, sauf une fillette et son petit frère, qui vivaient cachés. Le petit frère était minuscule, pas plus grand qu'un nouveau-né, tandis que sa soeur était de taille normale. Comme elle était beaucoup plus grande, elle prenait soin de lui et s'occupait de tout.

 

Un jour d'hiver, la soeur devait aller au bois cueillir des baies sauvages. Pour occuper son petit frère pendant son absence, elle lui prêta son arc et ses flèches. "Tiens-toi caché, et quand tu verras un oiseau des neiges, attends qu'il se mette à chercher des vermisseaux dans ce gros arbre mort, et là, tu le tueras d'une flèche."

 

Et elle s'en alla. Un oiseau des neiges apparut, mais les flèches de Petit-Frère le manquèrent. "Qu'importe, dit la soeur en revenant de la forêt, tu essaieras de nouveau demain." Le lendemain elle partit dans les bois. L'oiseau revint, et cette fois la flèche du petit garçon l'atteignit et le tua. Quand sa soeur revint le soir, il exhiba fièrement son oiseau.

"Ma soeur, dit-il, je veux que tu dépouilles cet oiseau, et que tu mettes la peau à sécher. Je vais en tuer d'autres, et quand nous en aurons assez, tu me feras un manteau de plumes avec toutes ces peaux.

- Mais qu'allons-nous faire de la chair ?" demanda la jeune fille. En ce temps-là, en effet, on ne mangeait que des baies et des plantes, car les humains ne chassaient pas ; c'étaient, je vous l'ai dit, les animaux qui chassaient.

"Nous en ferons un bouillon", répliqua Petit-Frère, qui était intelligent malgré sa petite taille. Et, dix jours de suite, il tua chaque jour un oiseau des neiges, et sa soeur lui fit un beau manteau de plumes avec les peaux séchées.

 

Un jour, il questionna sa soeur : "Ma soeur, y a-t-il d'autres humains dans le monde, ou sommes-nous les seuls ?

- Il y en a peut-être d'autres, mais ce ne serait pas prudent d'aller à leur recherche. Il y a des animaux redoutables qui nous prendraient en chasse et nous tueraient."

Mais Petit-Frère demeurait dévoré de curiosité. Aussi, quand sa soeur partit à nouveau chercher à manger dans la forêt, il s'en alla lui aussi, voir s'il trouvait d'autres humains. Il marcha longtemps, mais sans rencontrer ni animaux ni humains. A la fin, épuisé, il s'allongea à un endroit où le soleil avait fait fondre la neige. Pendant qu'il dormait, le soleil prit de la hauteur et lui décocha des rayons ardents. A son réveil, il découvrit que son beau manteau de plumes avait rétréci au soleil et qu'il ne pouvait plus bouger. Il dut le déchirer pour se mouvoir. Dépité, il menaçait le soleil du poing : "Tu me le paieras, soleil ! Tu te crois hors d'atteinte parce que tu es là-haut. Attends un peu. Tu m'entends ?"

 

Petit-Frère rentra, désolé et furieux à la fois. En pleurs, il raconta à sa soeur comment son manteau de plumes s'était déchiré. Dix jours durant il resta allongé sur son flanc droit, refusant de boire et de manger. Puis, toujours jeûnant, il resta dix autres jours sur son flanc gauche. Au bout de vingt jours, il se leva et dit à sa soeur de lui fabriquer un piège pour attraper le soleil. Il ne restait à sa soeur qu'un morceau assez court de tendon de cerf séché, et elle en fit un noeud coulant. "Je ne peux pas attraper le soleil avec un collet si petit", protesta-t-il.

Sur quoi, sa soeur, prenant de sa chevelure, lui tressa une cordelette, mais il dit : "Ceci n'est pas assez long ni assez solide.

- Alors, dit-elle, il faut que je te fasse ce lacet à l'aide de choses secrètes." Elle alla dans les bois recueillir quantité de choses secrètes et les fila en une corde solide.

"Ah, voilà mon lacet !" s'écria Petit-Frère, dès l'instant qu'il vit le résultat. Pour l'assouplir, il le passa entre ses lèvres plusieurs fois, ce qui le rendit plus long et plus résistant.

 

Puis Petit-Frère attendit le milieu de la nuit, le moment le plus ténébreux. Là il sortit, trouva le trou d'où le soleil émergerait à son lever et disposa son lacet autour. Quand le soleil arriva à son heure habituelle, il se trouva pris et solidement ligoté. Il n'y eut pas de jour ce jour-là. Pas de lumière, pas de chaleur.

 

Les animaux avaient beau régner sur la terre, avoir tué et mangé tous les humains, ils n'en prirent pas moins peur. Ils convoquèrent un conseil de tous leurs anciens, où l'on palabra longtemps. A la fin, il fut décidé que le plus gros, le plus redoutables des animaux serait envoyé pour ronger le lacet qui entravait le soleil. On désigna donc le loir, qui n'était pas petit comme de nos jours, mais énorme comme une montagne. Cependant le loir, malgré sa taille, avait peur du soleil : "Ce que vous me demandez est très dangereux, dit-il, mais j'accepte le risque."

 

Loir se dirigea vers l'endroit où se lève le soleil et trouva celui-ci pris au collet. A force de se débattre et de se démener, le soleil s'était encore échauffé. Quand Loir s'approcha, le pelage de son dos se mit à fumer et à brûler, mais malgré cela il se recroquevilla et entreprit de grignoter le piège. Il rongea, rongea longtemps, et puis finit par couper le lien.

 

Le soleil, enfin libre, reprit aussitôt sa course et illumina toutes choses. Mais sa chaleur avait ratatiné Loir à la taille qu'il a aujourd'hui, et ses rayons l'avaient rendu presque aveugle. C'est pourquoi on lui donna la nom de Kug-e-been-gwa-kwa, la Vieille-Aveugle.

Ainsi le vaillant Loir avait libéré le soleil, mais chacun désormais savait en son coeur que l'être le plus intelligent en ce monde, et le plus puissant, était Petit-Frère, qui avait su piéger le soleil. Depuis ce jour, ce sont les humains qui dominent sur terre, qui sont les chasseurs et non plus le gibier.

 

Raconté par David Reb Bird

  

 

7月2日

Amazonie, les derniers hommes libres

 

En Amazonie, une rencontre  d'un autre type...  
Spectacle surprenant d’un peuple mêlant traditions et modernité  les indiens Zo'és,  
D
'un territoire vierge de toute modernité...

 

Un peuple unique au monde,
Vivant selon le même fonctionnement depuis l’origine des temps,
En harmonie avec la nature et selon ses seuls besoins...

 

242 âmes d’un autre temps,
D’une autre époque, où nulle place n’est accordée à l’artifice,
Où aucune hiérarchie sociale n’est imposée,
Où nature rime avec humanité.

 

 

 

Dès le plus jeune âge,
On apprend à tirer à l’arc pour pouvoir
Chasser et se nourrir tout en préservant et respectant la nature.

 

 

 

Danses ancestrales,
tandis que d’autres membres du village,
nus et encore maquillés, circulent fièrement ....à moto !

 

 

  

 

« Il semblerait que le secret du bonheur
Et le repos de l’âme se trouvent du côté
De ces derniers hommes libres..»

 

 

Source Ushuaïa Nature

 

 

6月23日

Une tribu indienne isolée photographiée près de la frontière péruvienne

 

 

Une des dernières tribus d'indiens vivant sans aucun contact avec le monde extérieur, en Amazonie brésilienne près de la frontière péruvienne, a été photographiée récemment par la Fondation nationale de l'indien Funai.

Ces images, prises lors d'un survol de la région en hélicoptère début mai et publiées par la presse brésilienne, montrent des indigènes, dont le corps est entièrement peint en rouge ou en noir, décochant des flèches contre l'hélicoptère transportant les membres de la Funai.

Du manioc, des bananes et des pommes de terre

La Fondation connaît l'existence de cette tribu depuis 20 ans, mais s'abstient de tout contact direct avec ses membres pour préserver leur autonomie. D'après des déclarations à la presse du directeur du département de protection de l'environnement de la Funai, José Carlos dos Reis Meirelles, ces indiens vivent dans des huttes de paille, sont sédentaires et cultivent du manioc, des bananes et des pommes de terre, sur une superficie de 630.000 hectares dans l'Etat de l'Acre. Cette région regroupe trois réserves indiennes où habitent également trois autres groupes isolés.

Selon la Funai, il y aurait au Brésil 68 tribus indiennes isolées, disséminées dans les Etats amazoniens de Acre, Amazonas, Mato Grosso, Roraima, Rondonia et Maranhao. L'existence de 24 de ces groupes est officiellement confirmée. 
 

 

 

 

 

Excuses historiques du Canada pour l'assimilation forcée d'autochtones

 

Le Premier ministre canadien Stephen Harper

Et le chef de l'assemblée des Premières nations Phil Fontaine,

Au Parlement, à Ottawa, le 11 juin 2008

 

Le Canada a solennellement demandé pardon  à des dizaines de milliers d'autochtones enrôlés de force pendant des décennies dans des pensionnats où ils ont été victimes de sévices, un sombre chapitre de l'histoire du pays.

"Le gouvernement du Canada présente ses sincères excuses et demande pardon aux peuples autochtones", a déclaré le Premier ministre Stephen Harper lors d'une cérémonie empreinte d'émotion au Parlement.

Il était entouré de leaders autochtones en tenues traditionnelles colorées, ainsi que de survivants des pensionnats indiens - dont la plus âgée encore en vie, Marguerite Wabano, 104 ans- exceptionnellement rassemblés dans l'enceinte de la Chambre des Communes.

Des milliers d'autochtones ont suivi la cérémonie à la télévision dans le pays. Et sur la colline parlementaire où s'étaient rassemblées des centaines de personnes, les tambours indiens ont fait place au silence lorsque le Premier ministre a pris la parole.

"Le traitement des enfants dans ces pensionnats est un triste chapitre de notre histoire (...) Nous reconnaissons que cette politique d'assimilation était mauvaise, qu'elle a fait beaucoup de mal et n'a pas de place dans notre pays", a-t-il dit.

De la fin du XIXe siècle aux années 70, plus de 150.000 enfants indiens, métis et inuits, ont été coupés de leurs familles et de leur culture dans ces pensionnats, où nombre d'entre eux ont été soumis à de mauvais traitements ou à des abus sexuels. Environ 80.000 d'entre eux sont encore en vie.

De nombreux leaders autochtones estiment que la misère, l'alcoolisme et les taux de suicide élevés, lot encore aujourd'hui de nombre de leurs communautés, sont en grande partie l'héritage de cette politique qui visait "à tuer l'Indien dans l'enfant".

"Nous reconnaissons que cette politique était inacceptable et a causé de graves préjudices", a dit M. Harper.

Sa déclaration qualifiée à l'avance d'historique" a été saluée par les principaux leaders autochtones, qui ont toutefois souhaité des gestes concrets pour améliorer le sort de leurs communautés.

Le leader national Phil Fontaine, chef de l'Assemblée des Premières Nations, qui a lui-même passé dix ans dans un pensionnat, a parlé d’aube d'une nouvelle relation" avec le Canada.

 "Notre survie en tant que premières nations sur cette terre est maintenant assurée", a dit le leader indien qui portait la coiffe de plumes. "Nous sommes et avons toujours été une partie indispensable de l'identité canadienne."

Mary Simon, présidente de l'organisation nationale Inuite Tapiriit Kanatami, a elle aussi parlé de nouvelle aube, ajoutant toutefois qu'il ne fallait pas croire que "lorsque le soleil se lèverait demain, les cicatrices seraient effacées."

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador Ghislain Picard a jugé pour sa part qu'à défaut de "mesures concrètes, principalement envers les jeunes, ces excuses n'auront aucun sens", tandis que la mohawk Beverly Jacobs demandait "le respect" pour les femmes autochtones.

Les excuses du gouvernement s'inscrivent dans le cadre d'un règlement collectif incluant un processus d'indemnisation et la mise en place d'une Commission de vérité et réconciliation, qui a commencé ses travaux au début du mois.

Les autochtones (Indiens, métis et Inuits) étaient 1,2 million en 2006, soit 3,8% de la population canadienne, contre 2,8% dix ans plus tôt. Ils demeurent la communauté la plus défavorisée avec des taux d'alcoolisme et de suicide supérieurs à la moyenne et une espérance de vie inférieure de 5 à 7 ans à celle du reste de la population.

L'Australie avait présenté en février dernier des excuses à sa population aborigène pour les "générations perdues", ces milliers d'enfants retirés de force à leurs familles, là aussi à des fins d'assimilation.

 

 

 

6月16日

Yanomamis, fils de la lune

 

                                                  

Les Indiens Yanomami
 Forment la dernière grande tribu d’Amazonie en Amérique du Sud.
Ils sont répartis de part et d’autre de l’Orénoque.

Au début des temps, la forêt n'étais peuplé que d'une seule famille Yanomamis. Ils vivaient en parfaite harmonie avec la nature et les esprits Hékuras qui peuplent l'univers.

Le pére de cette famille qui était un grand chamane vint à mourir. Son corps fut alors incinéré comme le veux la tradition.

Les fils et la mère cherchèrent alors tout ce qui avait appartenu au père afin de le bruler avec lui pour que plus rien ne puisse rappeller son souvenir. Pendant ce temps, la lune qui n'était pas encore monté au ciel, passa près du brasier et mangea les cendres refroidis du chamane défunt.

Quand la mère découvrit le sacrilège, elle lança des morceau de bois sur la lune mais elle ne put l'atteindre car la lune commençait son ascension. Alors, l'ainé des fils tira des flèches sur la lune avec son arc et réussit à la blesser.

De chaque goutte de sang qui tomba sur la terre naquit un Yanomamis, fils de la lune.

 

 

6月5日

Citations de grands chefs

 

 

 

 

 

 

Tu enseigneras à d'autre medecine men.

Nous, les oiseaux, les aigles, les hiboux,

Nous sommes une nation,

Et tu seras notre frère.

Tu ne tueras pas ou tu ne feras

De mal à aucun d'entre nous.

Tu nous comprendras toujours

Lorsque tu viendras chercher

Une vision sur cette colline.

Tu apprendras les herbes et les racines,

Et tu guériras les gens.

Tu ne demanderas rien en contrepartie.

La vie d'un homme est courte.

Fais en sorte que la tienne

Soit remarquable.

 

  Lame Deer

 

 

 

Mes jeunes gens ne travailleront jamais.

Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver ;

Et la sagesse nous vient par les rêves.

 

Vous me demandez de labourer la terre.

Dois-je prendre un couteau

Et déchirez le sein de ma mère ?

Alors, quand je mourrai, elle ne voudra pas

Me prendre dans son sein pour que je m'y repose.

 

Vous me demandez de creuser pour trouver de la pierre.

Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ?

Alors, quand je mourrai, je ne pourrai plus

Entrer dans son corps pour renaître.

 

Vous me demandez de couper l'herbe,

D’en faire du foin, de le vendre

Pour être aussi riche que les hommes blancs.

Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?

 

Smohalla, indien nez-percé

 

 

Toutes les merveilles qui ont été données à l'homme par le Créateur,

La musique est la plus belle.

Elle est l'énergie qui nous permet de descendre dans notre profondeur

Et elle est en harmonie avec la construction du corps humain.

Tous, nous devons prendre conscience de la puissance du son.

On peut utiliser la musique pour guérir ou faire du bien."

 

Hollis Littlecreek

 

 

 

 

"Pour nous et tout au long de notre tradition,

Le guerrier est celui qui peut transformer

L’ignorance et l'agression en action juste.

Parce qu'il comprend le processus de la pensée

Et les lois de la nature.

Pour cela, il n'a pas besoin d'armes."

 

Dhyani

 

 

 

 

"La prière, dans notre tradition, c'est moins de demander

Que de remercier pour ce que nous avons reçu.

Cette façon de remercier permet aux choses de grandir.

Quelles que soient les pensées que nous avons dans notre esprit,

Elles sont comme des chansons qui parlent à travers le monde

Et qui nous reviennent."

 

Dhyani

 

  

 

5月30日

Le Gardien de la Paix

 

Il y a plusieurs siècles,
 Les nations iroquoises se sont unies pour établir une paix durable.
Encore aujourd'hui,
La légende du Gardien de la paix
Leur rappelle la source profonde de cette alliance.

 

 

Il est dit qu'à un endroit dans " la terre des langues tordues " (qui aujourd'hui correspond à l'est de l'Ontario), une vieille femme a vu en rêve un envoyé du Grand Esprit.

" Ta fille enfantera, lui déclara l'envoyé, et l'enfant s'appellera Tekanawite, le Gardien de la paix. Adulte, il quittera sa demeure pour propager un message de paix parmi les nations. "

Jeune garçon, Tekanawite eut la révélation du Message de la paix qui lui fit connaître sa mission. Il grandit et devint un bel homme robuste, intègre et honnête. Pourtant, Tekanawite n'avait pas l'estime de son peuple, car il attachait plus d'importance à la paix qu'à la guerre.

Un jour, Tekanawite appela sa grand-mère et sa mère auprès de lui et leur parla en ces termes :

" Je vais construire un canot, car l'heure est venue d'accomplir ma mission et de mettre fin aux effusions de sang parmi le peuple. "

Tekanawite se fabriqua un canot de pierre et non d'écorce. Lorsqu'il l'eut fini, il expliqua à sa grand-mère :

" Mon canot de pierre flottera, et ce sera le signe que je porte la vérité. "

On raconte qu'après que Tekanawite se fut installé dans le canot, l'embarcation se mit à voguer toute seule vers Sganyadaii-yo, le Grand Lac de Beauté (aujourd'hui appelé le lac Ontario), puis vira vers le sud, en direction de la terre du peuple de la Maison Longue.

A cette époque, l'état de guerre était perpétuel. Entraînées par leurs chefs, les cinq nations iroquoises, que l'on dénomme aujourd'hui les Mohawks, les Onondagas, les Onéidas, les Cayugas et les Sénécas, s'enlisaient dans le cycle infernal de luttes et de représailles.

Dans tous les villages, la valeur des hommes se mesurait selon les mêmes critères : on glorifiait leur bravoure et leur habileté au combat, on exaltait leurs exploits téméraires et on les félicitait pour les dépouilles qu'ils ramenaient de leurs incursions de pillage. Cependant, ces raids tissaient une chaîne de carnages et de revanches haineuses entre les villages. La méfiance et la peur obnubilaient les esprits. Chaque jour apportait son lot d'angoisses et de souffrances.

A ce qu'on dit, la guerre entre les cinq nations battait son plein lorsque Tekanawite arrêta dans chacun des villages pour répandre le message de la Maison Longue, la Loi de la Grande Paix et le Pouvoir du Bon Esprit.

" Que le peuple vive dans l'amour, disait-il. Nous sommes tous des enfants du Grand Esprit, nous sommes frères et soeurs. Renoncez à la vengeance, extirpez-la de vos esprits. Vivons en paix. "

Les habitants l'écoutèrent et furent impressionnés, car, au fond de leur coeur, ils étaient las des tueries. Ils désiraient ardemment cultiver leurs champs de maïs et de courges sans craindre les pillards. Ils accueillirent donc favorablement la proposition de Tekanawite qui prônait une alliance permanente entre les nations.

Bien entendu, le message de paix de Tekanawite ne parvint pas à rallier tout le monde : pour certains, la guerre était devenue indispensable. L'un d'eux était le vieux Atotárho, un sorcier des Onondagas.

Plusieurs racontent qu'Atotárho avait le corps aussi noueux que l'esprit retors, et que sa chevelure n'était qu'un grouillement de serpents. Sa seule vue glaçait les sens, et le son de sa voix suffisait à semer la terreur sur tout le territoire onondaga.

Aiionwatha était un Mohawk qui vivait parmi les Onondagas. Las des dissensions acerbes au sein de son peuple, il tenta d'instaurer un conseil de paix. Mais cette initiative le plaça directement en travers des visées belliqueuses d'Atotárho ; celui-ci recourut à la sorcellerie pour tuer les trois filles d'Aiionwatha et força ce dernier à s'exiler.

Repoussé de tous, Aiionwatha trouva refuge dans la forêt. Un jour, tandis qu'il était assis au bord d'un ruisseau, Aiionwatha leva les yeux et vit Tekanawite.

" Mon frère, dit Tekanawite, je constate qu'un profond chagrin t'accable ; tu est chef parmi les tiens et, pourtant, tu es sans abri. "

Lorsque Aiionwatha eut fini de lui raconter sa triste histoire, Tekanawite commença sa mission de paix en apaisant sa douleur. Les douces condoléances qu'offrit le Gardien de la paix asséchèrent les larmes d'Aiionwatha, dégagèrent ses oreilles et allégèrent sa respiration : la peine qui habitait le Mohawk s'évanouit sur-le-champ.

" Maintenant, reprends-toi, lui dit Tekanawite. Tu es prêt à joindre tes efforts aux miens afin que ma mission s'accomplisse : allons répandre le message d'entente parmi les peuples des cinq nations. "

Dès lors, les deux hommes voyagèrent ensemble et se firent les hérauts de la Loi de la grande paix auprès des nations iroquoises. Les Mohawks, les Onéidas, les Cayugas et les Sénécas entendirent le message et formèrent la Confédération. Les Onondagas s'y joignirent aussi, tous sauf Atotárho, le puissant sorcier.

" Il faut que nous combattions le mal qui dévore Atotárho, déclara Tekanawite. Lui seul nous empêche d'avancer. Il a l'esprit retors et le corps noué en sept endroits. Pour la survie de la Confédération, nous devons redresser et guérir Atotárho de ces torts. "

" Toi et moi, nous irons visiter le grand magicien Atotárho. Je chanterai le Chant de la paix et tu prononceras les paroles de la Loi. Ensuite, tu retireras les serpents de sa chevelure, et je dénouerai son corps. "

" Que sont ces propos insensés ? " s'emporta Atotárho lorsque Tekanawite et Aiionwatha se mirent à lui chanter le Chant de la paix et à énoncer les paroles de la Grande Loi de la Maison Longue.

" Nous sommes porteurs d'une lumière nouvelle, déclara Tekanawite. Nos paroles annoncent une nouvelle vie pour les nôtres. Nos paroles s'adressent à ceux qui souhaitent élever leur famille dans la paix et l'harmonie. L'ordre règne lorsque le peuple est animé du désir de justice, la santé est florissante lorsque la raison prévaut, la puissance habite le peuple qui embrasse la Grande Loi de la Maison Longue. "

" En quoi cela me concerne-t-il ? " demanda Atotárho.

" Toi, Atotárho, répondit Tekanawite, tu seras le gardien du feu de la Ligue des cinq nations. Tu attiseras le feu du Conseil, le feu qui ne s'éteint jamais. La fumée du feu atteindra le firmament, et tous la verront. "

A ce moment - comme le dit son nom " Celui-qui-peigne-les-cheveux " -, Aiionwatha démêla les serpents de la chevelure du sorcier, et Tekanawite redressa son corps d'une simple imposition des mains.

" Atotárho, annonça Tekanawite, tu présideras le Grand Conseil et tu feras tout en ton pouvoir pour faire triompher la raison et la paix. Ta voix sera celle de la Grande Loi. " Dès que Tekanawite prononça ces mots, l'esprit d'Atotárho se purifia.

Tekanawite choisit le pin comme symbole de la Ligue des cinq nations. Il planta un jeune pin, le laissa croître puis le déterra. A la place des racines, il y avait un énorme trou béant au fond duquel bouillonnaient les eaux d'un torrent souterrain. Les guerriers y précipitèrent leurs tomahawks et leurs massues de guerre et, tous ensemble, ils redressèrent l'arbre couché et l'enracinèrent solidement dans le sol des Onondagas, la terre d'élection du Feu du Grand Conseil.

A l'ombre de l'Arbre de la paix siégeaient Atotárho et ses chefs, gardiens de la Grande Paix. Les puissantes racines de l'arbre s'étendaient aux quatre points cardinaux. Toute nation souhaitant se joindre à la Ligue n'avait qu'à remonter ces racines jusqu'au tronc pour bénéficier de l'ombre bienfaisante du pin protecteur. Au faîte, Tekanawite avait posté l'Aigle-à-la-vue-perçante qui sonnait l'alerte à l'approche d'un danger.

" Nous allons unir nos destinées, déclara Tekanawite. Tenons-nous la main si fermement, formons un cercle si parfait que même la chute d'un arbre ne parviendra pas à l'ébranler ni à le rompre. Ainsi, notre peuple et les enfants de nos enfants s'épanouiront en notre sein, dans la paix, la sécurité et la joie. "

 

La ligue iroquoise s'est perpétuée durant plus de 1 500 ans.
En 1713, les Tuscaroras s'unirent aux cinq nations
Pour former l'actuelle Confédération des six nations.
La Grande Paix fut conclue par toutes les nations autochtones d'Amérique du Nord.

 

 

 

5月27日

Paroles d’Oren Lyons - Iroquois Onondaga

 

 
Oren Lyon, Faithkeeper de la Nation Onondaga,
 
En s'adressant à l'Assemblée Générale des Nations Unies,
A l'occasion du lancement de l'année internationale
Du Peuple autochtone du Monde en 1993
Les Onodaga sont une des cinq tribus
Constituantes originales de la ligue de l'Iroquois
Leur patrie traditionnelle est autour du comté Onondaga, New York
 
 
 
 
Sous quelle loi vivez-vous ? La loi du gouvernement des Etats Unies ? C'est la loi de l'homme !
 
Si vous la violez, vous payez une amende où vous allez en prison - en principe. Il en va ainsi avec la loi de l'homme
 
Vous pouvez ne pas l'appliquer et vous en tirez néanmoins à bon compte. Peut-être même ne serez pas puni du tout.
 
 
Cela arrive tout le temps. Les gens croient toujours qu'ils peuvent faire n'importe quoi et s'en sortir indemnes, et c'est vrai une fois sur deux
 
Mais ils oublient qu'il y a une autre loi, celle du Créateur.
 
Nous l'appelons la Loi Naturelle.
 
La Loi Naturelle prévaut partout. Elle est plus forte que la loi humaine
 
 
Si vous la violez, elle ne vous épargnera pas. Elle fonctionne sans juges ni jurys, sans avocats ni tribunaux, sans personne que vous pouvez soudoyer, séduire ou convaincre, pour éviter le châtiment
 
Quand vous ne vous respectez pas la Loi Naturelle, elle vous frappe, et elle vous frappe durement
 
Une des Loi Nature exige que vous mainteniez les choses pures, en particulier l'eau
 
Préserver la pureté de l'eau est une des premières règles de vie. N'importe qui sait cela
 

Toute la vie sur notre Mère la Terre est liée à l'eau pure, et pourtant nous ne cessons de la polluer avec nos ordures et nos poisons.

C'est agir en dépit du bon sens. Vos gouvernements peuvent voter une loi disant que tout est désormais réglé, mais ce n'est pas vrai du tout !

La Loi Naturelle se moque de la loi de l'homme

La Loi Naturelle vous poursuit et vous rattrape. Vous ne pouvez pas lui échapper !

Vous ne pouvez pas jouer avec la Loi Naturelle sans en subir les conséquences.

Si vous tuez l'eau, vous tuez la Vie qui dépend d'elle - y compris la vôtre.

Telle est la Loi Naturelle. C'est aussi le sens commun.

Selon une autre Loi de la Nature, toute vie est également respectable.

C'est notre philosophie. Vous devez respecter la Vie - toute la Vie, mais pas seulement la vôtre - Le mot clé le " respect ".

Si vous ne respectez pas la Terre, vous la détruisez. Si vous ne respectez pas toutes les formes de la Vie de la même manière que la vôtre, vous devenez un destructeur, un meurtrier.

L'homme croit quelque fois - et même souvent - qu'il a été créé pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe.

Il fait seulement partis d'un tout. Sa fonction ne consiste pas à exploiter, mais à surveiller, à être un régisseur. L'homme n’à ni pouvoir ni privilèges, seulement des responsabilités !

Dans notre vie quotidienne - à nous - dans notre gouvernement, nous ne prenons jamais aucune décision sans penser à la septième génération à venir.

Il est de notre devoir de veiller à ce que ceux qui vivront après nous, les générations encore à naître, héritent d'un monde qui ne soit pas pire que le nôtre - qui soit peut-être meilleur, comme nous l'espérons tous.

Quand nous marchons sur la Terre Mère, nous la foulons toujours avec la plus grande considération, parce que nous savons que les générations futures, qui montent de sous le sol, nous regardent.

Nous pensons sans cesse à elles