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๑۩۞۩๑ L'Indienne Solitaire ๑۩۞۩๑L'esprit n'est jamais né, l'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves.
January 30 Comment Buse eut ses plumes
PEINTURES DE SABLE
Un précepte de vie amérindien déclare que dans l’acte de créer,
L’homme ne tremble pas, n’éprouve aucune peur.
Il se tient unifié, en conscience avec le monde extérieur.
La peinture de sable réalisée par les indiens Navajo
Est une œuvre éphémère,
Née de rituels de guérison
Pratiqués sur leur terre d’Arizona.
Le terme navajo pour désigner les peintures de sable, " sandpaintings " : " iikààh " peut être traduit littéralement par " l'endroit par lequel les dieux viennent et vont ". Ces dessins sont faits à base de pierres pulvérisées, de sable sec saupoudré et coloré avec des pigments naturels. Ces réalisations sont sacrées. A l'origine les Navajo ne considèrent pas leurs peintures de sable comme de l' " Art ". Elles ne sont pas réalisées simplement par pur plaisir esthétique. De sorte qu'il ne s'agit pas de faire de " l'art pour l'art ".
Il ne faut donc pas sous estimer leur aspect avant toute chose fonctionnel. Ces peintures sont des objets rituels qui possèdent plusieurs fonctions. A la fois thérapeutiques, religieuses, sociales, spirituelles et relationnelles, elles L'intention de ces peintures est de permettre au patient d'être investi par les pouvoirs des êtres mythiques présents à travers ce diagramme coloré et de le guérir.
La peinture de sable navajo est l'un des éléments les plus importants d'une cérémonie de guérison. A travers ce dessin, élaboré et coloré, dont les teintes noire, rouge, jaune, blanche et turquoise sont sacrées aux yeux des Navajo, les Etres Saints sont contactés afin de guérir le patient. Ces peintures et font partie intégrantes de cérémonies. Elles ne sont réalisées que par un " Medecine-Man ", " chanteur " ou par ses apprentis, mais toujours sous sa responsabilité. S'il ne trace pas lui-même la structure de la peinture de sable, dans tous les cas il dirige l'opération dans ses moindres détails. Ses assistants ont ainsi la possibilité d'apprendre en pratique les différentes peintures associées à chaque cérémonie. Pendant les quatre derniers jours de la cérémonie, les Navajo réalisent les peintures de sable le matin. Elles convoquent le grand-père de tous les dieux, qu'on appelle également " Dieu qui parle ". Il vient alors la nuit guérir le malade.
Chaque peinture est censée être la reproduction de celle qui fut donnée par les Dieux au héros du chant lors d'une de ses nombreuses aventures. " Par conséquent, elles doivent être la copie exacte de leur modèle mythique. Il est intéressant de constater que cela laisse peu de place à une créativité personnelle. Les seuls endroits qui semblent bénéficié d'une certaine liberté artistique se situent dans la décoration des sacs-médecine et des robes des personnages. Les peintures navajos originelles représentent " des personnages : êtres surnaturels et figures mystiques, placés aux quatre points cardinaux, ou en file, les uns à la suite des autres, presque toujours groupés par paires _ hommes et femmes, vieux et jeunes _ et également des représentations symboliques d'éléments sacrés : le soleil, la lune, l'éclair, le maïs, un arbre, une montagne, un serpent, un lac, des nuages, une ville, un champ, l'arc-en ciel, des étoiles Il existe près de 600 peintures connues à travers la plupart des collections du début du siècle, environ quatre à cinq sont réalisées pour chaque cérémonie De nos jours, des peintures traditionnelles et éphémères sont encore pratiquées dans les réserves par des hommes-médecine au cours de cérémonies de guérison. Ces dernières ne sont pas secrètes mais semblent faire preuve d'une très grande discrétion. Ainsi, des hommes-médecine navajos en viennent à réaliser deux sortes de peintures de sable, les traditionnelles et les peintures de dimension artistiques destinées à des usages différents et qui évoluent dans des espaces bien distinctifs. Toutefois, il est important de savoir qu'aujourd'hui les peintures de sable navajos existent essentiellement sous forme d'œuvres d'art permanentes. Ces peintures ne sont plus uniquement pratiquées dans un contexte religieux ni pour des raisons thérapeutiques, mais on intégré un marché de l'art ainsi que le champ de l'Art Contemporain. Elles sont plus ou moins inspirées et influencées par les motifs et les thèmes mythologiques traditionnels navajos, se situant avec un écart plus ou moins grand selon les artistes des codes traditionnels (de la tradition). Certaines possèdent des symboles sacrés reconnaissables
January 01 Le cent américain à tête d’indien
Par Stéphane Tardif
Le cent à tête d’indien a été frappé pour la première fois en 1859, succédant ainsi au cent de l’aigle en vol. Il est de la même composition, soit en cuivre - nickel, 88% de cuivre et 12% de nickel. À cause de la dureté du nickel, les cents en cuivre - nickel sont souvent frappés faiblement que le relief est moins prononcé que si la pièce était dans un métal plus mou comme le bronze. Le millésime 1859 a été frappé avec le même revers que le cent de l’aigle en vol, soit sans bouclier au-dessus des lauriers. L’année suivante on changea le revers pour rajouter un bouclier au-dessus des lauriers, et aucun autre changement jusqu’en 1864. Cette année là, James Pollock, directeur de la monnaie Américaine, décida de changer la composition, en choisissant le bronze pour nouveau métal pour le cent. 95% cuivre et 5% étain et zinc. On a toujours appelé le cent la tête de l’Indien. En fait, il ne s’agit pas d’un indien sur l’avers, mais de la fille de James Longacre, graveur à la monnaie américaine, portant le couvre-chef d’un chef indien en visite la journée ou Longacre décida de graver le portrait de sa fille sur le nouveau cent. Le cent à tête d’indien a été frappé pendant un demi-siècle (1859-1909 ). Les dates clés sont 1877 (852,500) et 1909-s (309,0000 ), s pour San Francisco, ville ou ils ont été frappés. Les installations de San Fransisco commencèrent la frappe du cent en 1908, la même année que la naissance de la Monnaie Royale canadienne. Vers les années 1900, il y avait tellement de cent à tête de l’Indien que si on les avait empilés une par-dessus l’autre, on aurait formé une colonne 100 fois plus haute que la statue de la liberté. Le cent continua à circuler jusqu’au année 1940. Vers le milieu des années 40, il était de plus en plus difficile de retrouver des cents à tête de l’Indien en circulation.
December 18 Le 5 cents type bison des États-Unis
Le 5 cents à tête d’indien, émis entre 1913 et 1938. Une belle pièce certes, mais c’est surtout à cause de sa petite histoire que je m’y suis attaché. Ce «nickel» est connu chez nos voisins du sud autant sous le terme «buffalo type» que «Indian type». Cela prouve que ses deux côtés furent très appréciés par le grand public. On doit cette pièce à Monsieur James Earle Fraser, sculpteur de son métier. Artiste accompli, il maniait également très bien le pinceau et c’est ainsi qu’il en profita pour peindre de nombreux tableaux d'indiens alors qu'il séjourna durant une longue partie de sa vie dans les états du Dakota. L’avers de la pièce nous montre une tête d’Indien à l’expression digne et noble.Vous serez sans doute surpris d’apprendre que ce visage amérindien est en fait un type composite. En effet Monsieur Fraser s’inspira de trois guerriers autochtones pour réaliser son oeuvre. Il y avait assurément Irontail (Queue-de-Fer) et Two Moons (Deux-Lunes). Le premier était un Sioux Oglala. Il combattit en 1876 au cours d’une bataille opposant les amérindiens aux troupes du Général Custer. Quant à Two Moons, il était un chef Cheyenne. Fait amusant, c’est à l’époque où ces deux individus participaient au spectacle de l’ouest monté par le célèbre Buffalo Bill, que Fraser fit leur portrait. En ce qui concerne le 3e Indien, que nous ne savons pas grand-chose sur lui. Certains croient qu’il s’agissait de Two Guns White Calf (Veau Blanc à Deux Fusils) mais il est plus probable qu’il s’agissait de John Big Tree (John Gros-Arbre) Attardons-nous à présent au revers de cette pièce qui, lui aussi, a ses petits secrets. On y voit un magnifique bison d'Amérique (buffalo). Indéniablement, l’artiste a voulu immortaliser la beauté sauvage et indomptée des grands espaces américains, malheureusement, il n’en est rien. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a supercherie, mais son modèle n’a jamais de sa vie brouté les pâturages des vastes prairies. Ce bison plus grand que nature avait pour nom Black Diamond. Il est né en captivité au jardin zoologique de New York et sa mère, tout comme nos trois comparses de l’avers, était elle aussi accoutumée au «show business», ayant appartenue au cirque de Barnun & Bailey. Black Diamond pesait près d’une tonne et était d’une docilité déconcertante en dépit de sa taille. Ce superbe animal sédentaire (disons qu’il n’avait pas le choix) servit plusieurs fois de modèle à de nombreux artistes. Il eu une vie bien «remplie» jusqu’à la fin. En effet, lorsqu’il mourut, à l’âge respectable de 22 ans, on empailla sa tête et sa peau fut transformée en tunique! Côté technique, cette pièce qui fut en circulation durant 25 ans, a un diamètre de 21.2 mm, un poids de 5 grammes et est composée de cuivre à .750 et de nickel à .250. Pour ceux et celles qui l’ont déjà manipulée, vous conviendrez avec moi qu’elle est agréable au toucher à cause de son haut relief. On sent nettement (si en excellente condition) les différents détails de son effigie. À tel point que la «U.S. Mint» dû, dès sa première année de mise en circulation, apporter une modification. En effet, il existe deux versions du «nickel» de 1913. La première montre le bison juché sur une butte de terre qui s'élève à partir de la tranche de la pièce. La valeur: Five Cents, posée sur la butte, en fait le point plus élevé. Il était peut-être difficile d’empiler ces monnaies, ou peut-être le FIVE CENTS s’effaçait-il trop rapidement, car au milieu de l’année on traça une ligne sous le bison, afin que les caractères n’empiètent pas sur la surface nivelée de la pièce. Vous remarquerez qu’il y a parfois une lettre sous les mots FIVE CENTS. Celle-ci représente la ville où elle fut frappée. La lettre D pour Denver, la lettre S pour San-Francisco et aucune lettre lorsque frappée à Philadelphie. Autre fait à signaler, l’année est gravée en relief sur l’épaule droite de l’Indien. Évidement, cette date a disparu de la majorité des «nickels» encore en circulation de nos jours. Par le fait même, les exemplaires dont les chiffres de la date sont demeurés nets et clairs sont très prisés par les collectionneurs. Comme dans la majorité des pièces courantes, notre 5 cents bison possède quelques variétés, dont la plus inusitée, celle de 1937 arborant un buffle avec la patte antérieure droite en moins! En effet il y a un espace vide entre le genou et le sabot de l’animal. Cette variété, selon son état de conservation vaut entre $ 110,00 et $ 2600,00 (U.S.) selon l’édition 1995 du «GUIDE BOOK OF UNITED STATES COINS» rédigé par Monsieur R.S. Yeoman et son équipe.
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